Chiang Mai – Koh Lanta, douce Thaïlande !

Lucie dans l'avion entre Chiang Mai et Koh Lanta en ThaïlandeComme presque à chaque fois que je décide de bouger d’un endroit vers un autre, c’est par une idée fixe au réveil hier matin que j’ai donné une nouvelle orientation à ma découverte de la Thaïlande. Bye Bye Chiang Mai, bonjour Koh Lanta !

J’avais besoin d’espace, d’air et d’iode. Et, je crois que je me suis tout à coup rendue compte que mon voyage s’achevait bientôt – certes jusqu’au prochain mais tout de même – et il n’était pas question que je parte du pays du sourire sans en avoir vu ne serait-ce qu’une île paradisiaque. Deux avions plus tard et une escale à Bangkok – c’est la troisième fois que j’y passe sans jamais m’y arrêter – je me suis retrouvée en pleine nuit à Krabi Town. Pour rejoindre les îles de la côte sud-ouest de la Thaïlande il y a deux portes d’entrée aériennes : Phuket ou Krabi. Comme je préférais me diriger vers les îles du sud, et notamment vers Koh Lanta c’est pour Krabi que j’ai opté, plus proche de quelques kilomètres que Phuket.

Comme toujours je n’avais évidemment pas réservé de chambre, pensant « adviendra que pourra. » J’ai donc hoché de la tête positivement quand le chauffeur de bus m’a déposée devant la porte d’un bungalow – sûrement commissionné – mais que faire ? Il était 21h, je n’avais pas ni la tête ni le cœur à chercher, comparer, négocier. J’ai dit ok, ça ira pour une nuit, demain est un autre jour.

Autant vous dire que je n’ai guère dormi, trop excitée à l’idée de cette nouvelle étape de mon voyage, trop tendue par les bruits et les étranges énergies de la chambre. Heureusement, avec le décalage horaire, nombre d’entres vous étaient connectés et ça m’a permis de patienter que le jour se lève. Vive les réseaux sociaux, vive internet. J’ai également profité de cette nuit sans sommeil pour étudier ma prochaine destination : transport, hébergement, activités… Difficile de trouver un vrai site qui tienne la route et qui donne de bonne infos. De guère lasse j’ai simplement conclu que j’irai à Koh Lanta et que je demanderai au chauffeur de la navette de me déposer au niveau de la plage des Backpackers. J’y trouverais probablement une guest house pas trop chère et une ambiance sympa. De là, je pourrais décider de rester ou de bouger.

Dans chaque destination touristique il y a un quartier, une plage, un lieu où les voyageurs ont coutume de se retrouver. C’est généralement un bon point de départ pour explorer la ville ou la région. On y rencontre souvent plein de gens sympas, toujours prêts à divulguer leurs précieux conseils, leurs retours d’expériences et leurs secrets. Et, quand on débarque ça n’a pas de prix.

Alors que la veille on m’avait annoncé que les navettes partaient à 7h et que j’étais prête à 6h45 et bien il m’a fallu patienter 8h15 soit 1h30 pour qu’enfin le van s’arrête et m’emmène. Grand soleil, le moral au beau fixe, un peu stone par le manque de sommeil mais heureuse à l’idée de partir à la conquête de Koh Lanta… 2h30 de van congelée par la climatisation (toujours prévoir un pull dans son sac à dos ! Well done Lucie), un voyage sous la pluie battante, deux minis traversées de cinq min chacune et quelques minutes de sommeil plus tard me voilà débarquée à Klong Kong Beach. En juillet et en août les conditions climatiques sont trop incertaines pour faire le voyage en bateau depuis Krabi, on passe donc par la route.

Bref, me voilà arrivée à Koh Lanta. Première impression, rien à voir avec les décors vendus par TF1 – je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ils ont appelé cette émission Koh Lanta ! Mystère et boule gomme. Je déambule sur un chemin terreux encore détrempé par l’averse tropicale matinale pour me retrouver sur une plage déserte. Déserte oui, mais rien de paradisiaque. Plutôt décors de train fantôme abandonné, genre d’arrivée au petit jour après la fête… Personne, les hôtels et les restos qui se succèdent sur le bord de mer n’ont aucun client. Non vraiment personne. Le ciel est gris, l’eau tiède mais trouble, les baraques à touristes abandonnées et les ordures jonchent le sol. Mais où suis-je tombée bordel ?!

Après deux kilomètres de déambulation vaine sur le sable encore humide, engoncée dans mes sacs, je finis par décider de me rendre vers le côté de l’île où logent les touristes fortunés, vers les resorts plus classieux, en espérant de trouver chambre à louer. Heureusement il est tôt, au pire j’ai encore toute la journée pour trouver où dormir. Je finis par trouver un taxi qui me plume manifestement et sans vergogne, c’est aussi le jeu quand on débarque quelque part, on se fait toujours plumer au début. Dans le taxi je regarde mes sacs et je prends conscience qu’il y a là toute ma vie…

Toute ma vie est là dans mes sacs à dos

Puis je reprends doucement une nouvelle marche sur la plage. Le décor est déjà moins délabré mais tout aussi lugubre. Visiblement, en haute saison, les touristes affluent, c’est en tout cas ce que la quantité d’infrastructures laisse penser. Mais là, personne.

Je finis par apercevoir un couple prenant son petit déj à la terrasse d’un resto, ouf des gens ! Je m’approche et demande un café. La patronne, tout sourire, m’invite à m’asseoir, à reprendre mes esprits, et à poser mes sacs.

Elle apporte le café qu’elle a gentiment accompagné d’un petit déjeuner complet, persuadée que je dois avoir faim après cette longue marche. Je dois avoir une sale tête ! L’attention me touche, elle n’était pas obligée et les bananes et les toasts qui trônent sur la table ont le goût d’une première gorgée d’eau au milieu du désert. Elle me dit que si je le souhaite ils ont quelques bungalows mais me rassure, surtout « ne vous sentez pas obligée. Mettez vous à l’aise, restez aussi longtemps qu’il vous plaira. Si ça vous convient nous seront ravis de vous avoir, sinon j’espère que vous trouverez ce que vous cherchez. » Un ange tombé du ciel.

Elle m’invite à visiter – c’est canon ! – et m’offre un prix défiant toute concurrence, m’expliquant qu’ils sont en basse saison et que je peux rester aussi longtemps que je le souhaite, une nuit, deux ou un mois. A moi de voir.

Koh LANTA

Et, en même temps, le soleil s’est déployé sur la baie. Je pose enfin mon sac à dos ! ouf ! Je prends un bain de mer – vous voyez la sensation, vous êtes mouillé mais vous n’avez pas froid, car l’eau est plus chaude que l’air, qui doit déjà être à plus de 30° – le sable fin se glisse entre mes orteils, et il n’y a toujours personne. Sauf que là, je ne vois plus cela comme lugubre mais comme le paradis désertique que je cherchais.

Dans la matinée, j’avais fini par implorer mon étoile de me conduire vers le paradis que j’étais venu chercher… Elle a pris son temps mais m’y a mené. Là, je regarde le soleil se mourir doucement dans la mer d’Andaman, éperdument heureuse d’être ici et d’être en vie.

Merci encore à l’univers et à la vie de m’offrir la chance de vivre de pareils instants de bonheur. Merci.

PS : Non, mais sérieux, regardez-moi cette palette de couleurs se décliner au rythme des vagues qui si meurent sur la grève. Comme ils disent au Québec, franchement ça a de l’allure !

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coucher de soleil à Koh Lanta 2

Travailler en Thaïlande : co-working space à Chiang Mai, découvrez Pun Space

Chiang Mai Thaïlande 4Rassurez-vous je ne cherche pas un job en Thaïlande ! J’ai déjà bien à faire… Mais, je voudrais vous présenter aujourd’hui un espace original de travail à Chiang Mai, le Pun Space.

Loin des plages paradisiaques du sud du Royaume, Chiang Mai est une destinationalternative pour les voyageurs à la recherche de dépaysement. Sixième ville du pays de par sa population (3ème si l’on considère l’agglomération de Bangkok comme une seule ville) la province compte environ 1,6 millions d’habitants.
Chiang Mai Thaïlande 3Située au Nord du pays on y vient pour y visiter les nombreux temples de la ville, s’aventurer vers d’autres contrées comme le Laos ou la Birmanie ou pour préparer les cadeaux souvenirs à rapporter dans l’hexagone. Ses nombreux marchés et son artisanat en font une jolie destination de voyage.

Depuis plus de deux mois en balade en Asie (Inde, Indonésie et aujourd’hui Thaïlande) je cherchais un lieu ou me remettre à travailler un peu. Certes j’ai finalisé quelques dossiers en cours (écriture d’une bio, montages vidéos, écriture d’un long article…) depuis la terrasse d’une chambre avec vue sur l’Océan Indien, j’ai écrit depuis les différentes chambres d’hôtel où j’ai séjourné mais, désormais j’avais envie de me retrouver dans un cadre plus propice au travail.

Chiang Mai Thaïlande 2

Un ami Indien m’avait parlé de Pun Space quand j’ai émis l’hypothèse de passer quelques jours dans la ville. Ce matin c’est donc là que j’ai posé mon Mac et mes disques durs. Après une dizaine de minutes, le fondateur est venu échanger avec moi, histoire de m’aider à mieux comprendre les enjeux et l’histoire du projet.

Chiang Mai Thaïlande 1

Lancé en mars dernier par Vichaya Sirisanthana et son épouse, Pun Space (Pun en thaï signifie partagé) est un lieu de rencontres pour les entrepreneurs de passage, les travailleurs indépendants, les créateurs d’entreprise de la ville. Tous deux développeurs à Bangkok, ils ont décidé de quitter leurs emplois respectifs en octobre 2012 pour revenir s’installer chez eux, à Chiang Mai. En décembre, ils lançaient le projet et en mars 2013, Pun Space ouvrait ses portes. Tout va très vite en Asie, après 5 mois d’existence ils ont déjà lancé l’ouverture d’un deuxième espace de ce type, dans la partie historique de la ville.

coworking Chiang Mai Pun Space 2

Si Chiang Mai ne compte pas encore beaucoup de startups, Vichaya explique que « généralement Chiang Mai suit le mouvement de sa grande sœur Bangkok où les startup se créent à toute allure. » il y a fort à parier donc que bientôt on viendra créer sa boîte à Chiang Mai. Notez qu’en septembre se tiendra une nouvelle édition de Tedx Chiang Mai (malheureusement je serai sûrement de retour en France et je ne pourrais pas y participer…). L’esprit d’entreprise semble donc bien vouloir gagner la ville!

coworking Chiang Mai Pun Space 1 Pun Space offre un espace de travail confortable, une connexion internet de très bonne tenue, les tables font face à un jardin reposant, café et thé sont gratuits et l’accès pour une journée est bon marché (5 euros la journée). L’ambiance est studieuse, au rez-de-chaussée les bureaux sont adossés à de grandes baies vitrées, à l’étage on trouve des bureaux fermés individuels et des salles de réunions. Deux espaces cabines skype permettent de parler sans déranger les autres co-workers (j’ai testé !). Bref l’ambiance est relax mais vraiment propice au travail. Il y a fort à parier que je reviendrais demain et les jours suivants.

Si vous imaginez créer votre startup en Thaïlande ou, que comme moi vous êtes en trav’acances régulièrement, mixant les joies du voyage et du travail, passez la porte de ce havre de paix et d’émulation professionnelle.

Et le must! Comme en Asie on enlève ses chaussures en rentrant dans une maison et bien chez Pun Space, les tongs restent dehors et tout le monde travaille pieds nus! So great! Qui osera lancer la mode en France? Startupers déchaussez-vous!

www.punspace.com

Bali c’est fini… Bonjour Chiang Mai, bonjour Thaïlande!

Bali… C’est fini.

Voilà deux mois j’atterrissais à Denpasar. Jamais je n’aurais imaginé vivre toutes les aventures auxquelles la vie m’a permis de participer, jamais je n’aurais imaginé croiser tant de nouveaux amis, en retrouver d’anciens, jamais je n’aurais pensé que je resterais deux mois pleins… non car en arrivant mi juin je n’avais simplement aucune idée de pourquoi, comment ou où j’arrivais. Pas de guide à disposition, aucune recherche préalable, donc aucun a priori, aucun projet. Pendant huit semaines j’ai laissé la vie me guider, les rencontres et les nouvelles amitiés me transporter. J’ai travaillé un peu, écrit quelques pages, beaucoup rêvé, imaginé d’histoires et vécu. J’ai frotté mon âme et mon corps à la vie, ajoutant à la bibliothèque de mes souvenirs de belles et de moins belles images, de doux souvenirs et d’autres plus aigres, j’ai laissé les sourires, les fleurs et les encens parfumer mes pensées en même temps qu’une atroce histoire est venue en maculer de sang certaines autres.Bali Tirta Empul Je ne rentrerai pas dans les détails de cette dernière. Sachez simplement qu’en tentant de soutenir moralement et logistiquement une jeune française en désarrois, j’ai fini (moins de 24h après notre rencontre) par l’accompagner à l’hôpital suite à sa tentative de suicide. Je n’ai pas relaté l’événement car 1/ il fallait que je me recentre 2/ je ne voulais pas vous inquiéter inutilement. Tout va bien, enfin je crois, car je n’ai pas de nouvelle. Disons qu’elle laisse des témoins choqués, des familles qui devront s’endetter 1/ pour acheter ce qui a dû être détruit car tâché de sang 2/ pour financer la cérémonie de purification : budget total 250 euros. Quand on sait que le salaire d’un travailleur moyen mensuel s’élève à 100 euros, vous imaginez ce que cela signifie, et que moi je me dis que cette personne n’a pas été mise par hasard sur ma route.
Cette rencontre m’aura encore permis de grandir. Comme on dit, parfois on gagne, parfois on apprend.
Mais parlons de choses plus gaies. Bali m’a ouvert de nouvelles voies, et en a confirmé d’autres. D’abord que trop passionnés par nos esprits, nos aventures mentales on en délaisse complètement son corps et que dans pareille configuration on vit forcément en déséquilibre. J’ai renforcé l’idée selon laquelle le bonheur naît de l’harmonie et que la première à rechercher est celle du corps et de l’esprit. Une alimentation plus respectueuse de mon organisme, une respiration plus consciente (quand vous êtes-vous arrêté pour la dernière fois écouter et témoigner de ce flux vital que entre et sort continuellement de votre corps, qui illumine vos orteils, votre colonne vertébrale et l’ensemble des cellules de votre corps ? Moi je crois que c’est la première fois…), j’ai compris que l’exercice physique est nécessaire et qu’il n’a pas pour unique objectif des considérations esthétiques ou claniques mais qu’il permet de faire mieux comprendre, de mieux sentir ses émotions et ses pensées. Bref, j’ai passé un mois à Ubud et je me suis mise au yoga… Haut lieu yogi worldwide Ubud est aussi la capitale artistique de Bali. J’y ai loué une petite maison où pendant près de 3 semaines je n’ai fait que ça : yoga, écriture et balades. Quelques rencontres intéressantes, de nouveaux copains et de nouveaux amis.

Exit Bali Indonésie
Hier soir j’ai atterri à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande.

Ce matin, surprise, face à mon chalet dans la jungle (from Airbnb !) une boulangerie française improvisée a étalé ses baguettes et croissants. La commaunuté française de Chiang Mai s’y donne rendez-vous tous les samedis matin pour partager un croissant et un café. Un bistrot français au milieu de la jungle et des moustiques !! (je n’en avais jamais vu autant… !) pour parler politique.. et oui, la France du bout du monde ne perd pas ses bonnes habitudes.

Maintenant quelques missions à régler : trouver à manger, changer des euros, voir pour trouver un téléphone et un moyen de locomotion ensuite… retour à la maison et écrire.

Très bonne journée depuis l’autre coin de mon nouveau terrain de jeu : la planète.

Gili’s Island : Meno, Air, Trawagan… Bienvenue au paradis – encore ! :)


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Presque une semaine que je n’ai pas écrit longuement sur le déroulé de mes aventures. Toutes mes excuses mais, j’étais disons un peu occupée…
Le 30 juin, j’ai quitté Keliki le village des peintres près d’Ubud à Bali pour les îles Gili.

Quelques jours plus tôt, la vie m’avait réservée une drôle de surprise. En voyant quelques unes des photos publiées sur Facebook, un ami perdu de vue depuis 15 ans (oui, oui 15 ans!!) me dit « incroyable tu es à Bali, moi aussi, faut qu’on se voit… » Les réseaux sociaux transforment vraiment le monde en cours de récréation d’école élémentaire.

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Il m’envoie un mail me parlant des sessions de snorkling et de nage matinale avec les tortues et, ni une ni deux, je monte dans un bus direction les îles Gili. Il paraît que c’est un passage quasi obligé quand on vient à Bali… Let’s go, on verra bien.
Petits paradis, les Gili’s se trouvent tout près de Lombok, une autre île majeure de l’archipel indonésien.
Il y en a trois : Gili Trawagan, Gili Meno et Gili Air. Gili Trawagan est connue pour ses fêtes et soirées délirantes, Gili Meno comme la plus petite et la plus calme et Gili Air comme étant un bon mix entre les deux.
Fab et Blanca se trouvaient sur la plus petite et la plus calme et, la veille de mon arrivée, ils y avaient fait la connaissance de la délicieuse et pétulante Karina, from Québéc.

Pendant deux jours Fabien m’a initié aux plaisirs du snorkling – le pauvre j’ai cru qu’il allait perdre patience en m’aidant à trouver le bon masque et les bonnes palmes… – nous avons nagé avec les poissons multicolores.. – genre visite de l’aquarium en live ou documentaire animalier sauf que là le commandant Coustaud c’était moi! – et les suaves et majestueuses tortues de mer. Quelle rencontre avec l’espace marin, que de couleurs et de formes! Flotter dans les eaux turquoises à 30° – attention aux coraux – et suivre les monstres préhistoriques dans leurs lentes ascension vers la surface… c’est quelque chose ! A Nusa Lembogan déjà, sur ma planche de surf – je ne vous ai pas raconté mais j’ai aussi pris 2 leçons, histoire de ne pas mourir idiote – j’ai entraperçu cet univers parallèle, surréaliste et magique sans m’autoriser à y pénétrer. Quelle aventure, quel monde merveilleux ! Des poissons comme tout droit sortis de la tête d’un dessinateur de cartoon, rayés, tachés, zébrés, arc-en-ciel, fluos, quadrillés, petits ou gros, ceux qui vivent en solitaires et ceux qui n’évoluent qu’en nuage mouvant… J’en ai pris plein les yeux. Merci Fab pour cette idée lumineuse! Je n’oublierai jamais.


Bintang à Gili Meno

P1000885Puis, nous avons pris le temps de ne rien faire au soleil, avons assisté aux couchers du soleil… (et, of course, bu quelques Bintang) Quel spectacle grandiose! Avec pour seul bruit de fond le clapotis de l’Océan Indien sur le rivage. Aux Gilis il n’y a ni scooter, ni voiture… Seuls des vélos et des charrettes à cheval (notez tout de même que les roues des charrettes sont de véritables pneus de voiture!).

IMG_1078Ici le métro est un bateau qui relie les îles entre elles à raison de deux voyages par jour et les taxis des mangeurs de foin. Dépaysement garanti.
Plages de sables fin, eau turquoise, cocotiers, cahuttes en bambous et chaume, bateaux colorés, températures tropicales, fleurs en tous genres (bougainvilliers, ibiscus, frangipanes …). Un régal pour les sens, pour le corps et l’esprit.
Et, quand dans pareil décors on vit avec les copains d’ici et du bout du monde, les vieux copains perdus de vus et les nouveaux amis : c’est vraiment un nouveau petit paradis.
Fab et Blanca sont partis deux jours plus tard, dès lors j’ai arpenté les plages et les terrasses avec le belle Karina au grand coeur. Une vraie rencontre, encore.

Ce voyage m’aura déjà permis de me réconcilier avec mes pairs francophones du bout du monde : Christopher de Lembogan – mon prof de surf -, Yves – du Balé de Dolit -, mais aussi Julie à Ubud – croisée pour un déjeuner improvisé à Ubud -, Karina from Québec à Gili Meno, Fab et Blanca… Et tous les autres qui ont déjà croisé mon chemin Thierry, Pierre et Martine à la Librairie Rendez-vous Doux à Ubud, Benjamin, Douglas et Antoine à Lembogan .. Mais il y a eu aussi Thomas d’Australie, Tim et Amanda d’Angleterre, tous les habitants de la Keliki Painting School, et ce n’est que le début de l’aventure.

Comme le dit si bien Karina, dans son accent caractéristique de nos cousins d’Amérique du Nord et dans un langage maillé d’expressions colorées, « la vie est une merveilleuse aventure » et quand elle met sur notre chemin d’aussi belles personnes c’est une aventure que l’on voudrait éternelle. 7 milliards d’humains sur la planète, combien me sera-t-il donné la chance d’en croiser? Combien d’histoires de vie, de joies et de peines pourrai-je partager, entr’apercevoir, goûter? Qui seront ceux ou celles qui apparaîtront sous quelque forme fortuite dans mes futurs romans?

Comme dirait Karina, sérieusement, cette aventure « a de l’allure! »… « Je capote complètement là! ». Merci à tous, merci à la vie, merci d’avance à ceux que je croiserai demain ou que je retrouverai dans 15 ans!

Enfin, comme l’aventure ne fait que commencer, que chaque jour est un nouveau chapitre, j’ai emménagé ce matin dans un bungalow, presque comme une cabane dans les arbres à Gili Air. Certainement répertoriée dans aucun guide, cette cabane est simplement le cadre rêvé pour enfin me mettre vraiment à écrire. Mon travail est presque terminé, très bientôt je coucherai sur papier ce qui depuis plusieurs jours prend forme en moi.

Mais, avant d’entrer dans l’univers parallèle de ces personnages qui ne manqueront pas de me parler – ils ont déjà commencé – je voulais vraiment vous dire MERCI.

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Goood Morrnnniinng Ballii ! Keliki Painting School, loger au village des peintres près d’Ubud


crédit photo : Keliki Painting School

crédit photo : Keliki Painting School

29 juin 2013. Dernier soir à Ubud et première cuite à la Bintang. Bintang signifie étoile, et c’est probablement le premier mot en indonésien que j’ai appris. Pourquoi ? Car c’est aussi la marque de bière la plus populaire de l’île. D’ailleurs, je n’ai vu que celle-ci. Jusqu’à présent je m’étais cantonnée à un verre ou deux par-ci par-là mais… là je n’ai pas trop eu le choix.

Ce fut un des moments les plus charmants de mon existence. Vous savez ceux qui vous font dire « mais si, tu es bien sur Terre ! ». Attablée avec Yves et Dolit, je ne pouvais que difficilement refuser que mon verre se remplisse… Quand Dolit décapsule on sourit et on approuve ! « Bagoush! »

Yves et Dolit auraient pu être frères mais ils ne sont nés ni dans la même famille, ni sur le même continent. Ils se connaissent depuis une dizaine d’années mais, s’il leur fallut respectivement près de 40 ans pour se rencontrer, c’est que le lien qui les unie est plus fort que celui du sang, c’est celui de l’âme et du cœur.

Yves est un musicien alsacien, émigré en Corse, grand marcheur, et passionné par l’Indonésie.

Dolit est peintre paysan au village de Keliki à Bali. Il fut l’élève de Gusti Nyoman Sudara, le fils de I Gusti Nyoman Lempad (1862 – 1978), l’un des plus grands peintres d’Asie, ex marin de la marine marchande et en quelque sorte figure patriarcale au Balé de la Keliki Painting School.

Ils se sont rencontrés sur un marché d’Ubud. Yves passionné de peintures cherchait à ramener de vrais dessins d’un artiste local. Dolit apportait quelques dessins à un négociant peu scrupuleux qui avait presque multiplié par deux et ajouté un zéro derrière au prix d’achat des dessins de Dolit. Le marchand s’est absenté une minute, Yves a glissé à Dolit en Indonésien « rejoins moi dans 5 minutes à l’entrée du marché. » Quand Yves parle de cette première rencontre avec son frère de cœur c’est touchant « je me rendais compte que je rencontrais vraiment un artiste. Musicien, je me suis tout de suite identifié aux galères qu’il a rencontrées. Dolit-et-son-epouse-Keliki-Bali Ses vêtements étaient tachés, troués… » Quand Dolit proposa à nouveau ses dessins au Français le prix n’était plus le même. Le tarif bien trop bas, Yves négocia mais à l’inverse, proposant le double du prix indiqué. Il prit tout ce que Dolit sortait de son carton à dessins et Dolit, surpris, décontenancé lui proposa de lui faire visiter son village.


Ce jour-là Dolit a rapporté à la maison l’équivalent en argent d’un mois de travail dans les rizières. Car, ne pouvant subvenir aux besoins alimentaires de sa famille par la vente de tableaux, Dolit a pris le chemin de la rizière où il a travaillé comme ouvrier agricole. Avant la bombe qui explosa à Kuta, le climat était relativement propice au tourisme mais les ravages sur la confiance ont été radicaux. Pendant des semaines et des mois, plus un touriste n’atterrissait à Denpasar, la situation se révéla catastrophique. L’économie de l’île demeure si liée au tourisme qu’à chaque catastrophe le résultat est dramatique : crise financière asiatique, bombes, tremblements de terre… Et, comme partout, les premiers touchés sont les artistes. Plus de touriste, plus d’argent, plus d’achat, encore moins pour ce qui est « négligeable » c’est ainsi que l’on parle des arts…

Si vous le souhaitez, vous pouvez y séjourner, seul, en famille ou en amoureux. Vous pouvez aussi leur faire parvenir du papier canson, des encres, des crayons à papier. Ce n’est pas grand chose chez nous, mais ici cela fait toute la différence.

Vous y séjournerez dans la famille de Dolit (ou celle de son frère, de son cousin, de son neveu..). Car, pour faire revenir les touristes au village, Yves proposa d’abord à Dolit d’organiser des treks dans les rizières entre Ubud et Keliki. Dolit inquiet répondit « mais ils ne viendront jamais, ce que veulent les touristes c’est visiter l’île en voiture climatisée, dormir dans une chambre climatisée et manger des pizzas ou des pâtes ! » Yves sourit, rassura son ami « Laisse voir. C’est une belle activité, sportive – un trek dans les rizières – couplée à une escale culturelle et artistique. » L’idée prit immédiatement. Les touristes affluèrent et Yves proposa d’aller plus loin « ouvrons des chambres d’hôtes ». Depuis ce sont 19 chambres qui ont été ouvertes, une ou deux par famille. Et les touristes, en majorité francophones, réservent de longs mois à l’avance pour partager ce voyage dans le voyage.

Lucie et Tiwi à la Keliki Painting School

Les familles se sont mises au Français. Qui eût cru que dans ce minuscule village perdu au fond de l’île des Dieux,une minuscule communauté d’irréductibles Balinais se seraient mis à parler Gaulois !

On y vient et on y revient, avec toujours la même émotion. Et, le cœur serré quand vous partez, vous promettez de revenir vite car une fois le pied dans le balé, l’aventure ne fait que commencer. En tout cas moi je suis partie il y a 5 jours et ils me manquent déjà.
Selamat Pagi di Bali my friends

http://dolit-keliki-painting-school.wifeo.com

crédit photo : Keliki Painting School

Ubud – Bali qui n’en veut ? Pas moi…


Forêt primaire près d'Ubud Bali - Lucie au jardin botanique
Après m’être confortablement installée dans le Balé de Keliki, au village des peintres, me voici partie pour la journée en Balade à Ubud.

Selon ce que la plupart des voyageurs croisés et articles parcourus à droite et à gauche racontaient, Ubud m’apparaissait comme la capitale culturelle de Bali. Il fallait que j’aille voir ça !

Ahahah… laissez moi rire ! Un piège à touristes voulez-vous dire. Après avoir, toute la journée, arpenté les quelques ruelles de la petite cité, ma conclusion est sans appel : les rares artistes de la ville se partagent le pavé avec la multitudes de boutiques-attrapes touristes. Tous les deux mètres (je n’exagère pas !) on vous propose une chambre, un taxi, un massage, un resto ou simplement une foison d’objets destinés à être rapportés en souvenirs aux copains et à la famille. On ajoutera par là même Ubud Bali à la longue liste des destinations que nous avons « faites » au cours des nombreux échanges mondains de la rentrée. Et ça s’arrêtera là.

On m’avait parlé d’Ubud comme la ville du yoga, de la médiation, de la culture, de la danse, de la peinture et de la sculpture… J’y ai surtout trouvé des échoppes vendant aux touristes à peu près tous les mêmes objets, fabriqués et achetés au lance-pierre à quelques artisans du coin, le plus souvent Made In China… En y pensant, j’avais déjà trouvé les mêmes sur les marchés au Brésil. C’est dire.

Je ne passerai donc pas une seule nuit à Ubud, un peu déçue. Ce soir je rentrerai à Keliki et, probablement demain me dirigerais-je vers un autre petit paradis.

Car, Keliki, le village des peintres, est un petit paradis.

Hier soir, Brahma et sa charmante épouse Tiwi m’ont demandé si j’avais amené mes bouchons d’oreilles, précisant qu’ils étaient désolés par avance si le bruit venait me réveiller au petit jour. C’est vrai qu’il y a un peu de bruit : des oiseaux qui chantent, la cascade qui s’écoule dans la petite fontaine du jardin, des enfants qui rient. Parfois un coq s’égosille au levant, un cochon lui donne la réplique. Comment peuvent-ils imaginer le niveau de stress auquel sont soumis nos oreilles, nos cinq sens et l’ensemble de nos organismes à Paris et dans les mégapoles d’Europe ? Ici, le soleil se lève chaque matin dans une douceur sereine, entre les bananiers et les fleurs de bougainvilliers. Les femmes déposent les offrandes aux divinités, les hommes commencent à peindre et, doucement les touristes au repos s’éveillent. Thé, petit déjeuner, encres, pinceaux, enfants et animaux. La matinée peut commencer.

Ensuite on part en balade mais avant, on découvre quelques grains de café fraichement ramassés par la doyenne du Balé. Ils sèchent au soleil avant d’être torréfiés. Puis, dans un recoin d’un petit temple du Balé une ruche qui produit le miel qui adoucira les tartines des visiteurs au petit déjeuner.

Forêt primaire près d'Ubud Bali

En scooter pour Ubud, on découvre que devant presque toutes les petites maisons du village, ont été étendus de larges pans d’étoffe où le riz sèche au soleil. La forêt primaire encadre les rizières, on frôle d’autres promeneurs, on se perd à merveille dans les petits chemins de la vallée.

Passage par le jardin botanique d’Ubud avant de rejoindre la cohue commerciale de la cité qui se fait pourtant appeler la capitale culturelle de Bali… J’en ris intérieurement encore. Caféiers, cacaoyers, vanille, gingembre, ginseng, clous de girofles, et Luwak. Mais si, vous avez forcément entendu parler de cette civette qui produit le café le plus cher au monde ! Le kopi luwak est connu du monde entier… L’animal absorbe les graines de café encore sur l’arbre. La digestion permet d’ôter une part de la caféine et de rendre le nectar plus doux. On récupère les déjections de l’animal, on les fait sécher au soleil. La graine est récupérée, torréfiée et moulue. C’est bluffant comme l’odeur même du café moulu est différente, plus douce et plus enivrante. Incroyable découverte, sous mes yeux !

Evidemment, aujourd’hui c’est devenu un business… florissant ! Depuis que sur l’île on a compris que ces animaux digéraient de l’or, on transforme leurs excréments en lingots. Je pensais en ramener mais, ça ne sera qu’à condition de trouver une vraie bonne occas’ 😉

Selamat Malam mes amis…

Forêt primaire près d'Ubud Bali et rizières

Nusa Lembogan Island vers Keliki (le village des peintres) – Ubud – Bali

Pas de réseau, pas d’internet. Bienvenue dans la vie traditionnelle d’une famille balinaise.

Rizière Keliki Ubud 1

Le cadre est posé. Me voilà dans un tout petit village à moins de 10km d’Ubud, la capitale culturelle et artistique de Bali. Arrivée ce matin de Lembogan, j’avais émis l’hypothèse de passer une nuit ou deux à Ubud avant de rejoindre le village des peintres de Keliki. Et puis… ce que je craignais s’est révélé assez proche de l’idée que je m’en faisais. Ubud est une ville de taille moyenne, intégralement dédiée au tourisme. D’un côté cela permet de faire vivre les nombreux artistes qui y résident, mais de l’autre on est vraiment très éloigné du type de tourisme qui m’intéresse. Le tourisme de masse, les échoppes et les loueurs de chambres ou les taxis que te hèlent à tout moment, ce n’est pas vraiment ainsi que j’envisage la découverte de l’île des Dieux. En fouillant sur le web – n’oubliez pas, je n’ai toujours pas de guide car Bali n’était pas dans mes plans initiaux – j’ai découvert au hasard de mes recherches, ce minuscule village de peintres. Grande pensée pour mon père, naturellement.

Arrivée à Sanur depuis Lembogan direction Keliki le village des peintres près d'Ubud - BaliJ’ai donc pris un bateau au départ de Lembogan ce matin pour traverser le bras d’océan qui me séparait de Bali. Arrivée à Sanur après une heure de bronzage sur le toit du bateau, genre d’araignée à 6 branches. Les bateaux traditionnels se partagent désormais la vedette avec les cruisers rapides (moins de 30 min pour la même distance) avec ces bâtiments maritimes traditionnels auxquels sont adjoints deux contreforts en bois, genres de pattes pour éviter que le navire ne chavire. Naturellement, le confort n’est pas celui de ses lointains cousins modernes mais non seulement la balade est moins chère (60 000 rupiahs indonésinnes contre 250 000) mais surtout le tour est bien plus dépaysant. Ne pas hésiter si vous êtes en vacances sur l’île.  J’y ai croisé deux jeunes Allemands qui partaient aussi à Ubud, nous avons donc décidé de faire le trajet ensemble, c’est toujours plus sympas à plusieurs et ça permet de se partager les frais. Bus collectifs ou taxis privés, il est possible de négocier pour tomber dans des tarifs similaires (environ 50 000 rupiahs chacun).

Nous avons pris un petit déjeuner sur la célèbre Monkey Forest Road avant de nous séparer. La petite ville ressemblait en tous points à l’idée que je m’en faisais, alors j’ai écourté rapidement le séjour à seulement quelques heures avant de trouver un taxi qui acceptait de me conduire à Keliki. Là aussi on m’a annoncé tous les tarifs possibles de 70 000 à 250 000 rupiahs pour 8km. J’ai refusé systématiquement jusqu’à ce qu’un gentil chauffeur accepte de m’y conduire pour seulement 50 000 rupiahs. Marché conclu nous sommes montés dans son van, direction le

Rizière Keliki Ubud 2village des peintres. Bon une fois arrivés, il a fait preuve de tant de bonne volonté pour me conduire à destination que je lui ai donné 100 000 rupiahs… (8 euros). Au fur et à mesure que nous quittions l’agitation de la ville, je trouvais enfin un décor qui ressemblait plus à l’idée que je me faisais de la vie traditionnelle à Bali : rizières et forêt primaire.

N’ayant pas reçu de confirmation de ma réservation par mail (j’ai appris en arrivant que Yves, le contact français des peintres, gère plus de 70 emails par jour !) je me suis rendue à l’improviste chez mes hôtes. S’il n’avait pas été possible de rester par manque de place, je me serai rabattue sur une autre destination, peut-être Ubud même pour deux ou trois jours avant de reprendre la route pour une destination plus exotique. Let’s go, on verra bien.

Finalement, après avoir tourné longuement dans le dédale des chemins (trop sommaires pour être appelés des routes !), les nombreuses indications des habitants du village, nous avons finalement trouvé le balé de Dolit.

Le balé de Dolit

Havre de paix au milieu des rizières où vivent plusieurs familles, chacune organisée dans un espace, tables de peintures, végétation luxuriante et sourires à tous les étages. Méconnus des autres nationalités de touristes (Plus de 90% de leurs hôtes sont Français), on y croise quelques compatriotes et on y partage paisiblement le quotidien des familles. Quoi rêver de mieux pour véritablement entamer ma découverte de l’île des Dieux ?

Rizière Keliki Ubud 3Ici, pas de connexion internet, il faut aller au village, pas de réseau téléphonique non plus. J’irais régulièrement au village (il paraît qu’il y a deux warnet – contration de warung, genre de bistrot populaire, et d’internet) pour publier les articles sur mon blog, consulter les mails et y répondre, éventuellement envoyer le travail qui me reste à terminer et, le reste du temps, je vivrai au rythme de la gentille famille de Brahma qui m’accueille. Ceux qui connaissent un peu la religion Hindoue sauront qu’on ne pouvait pas mieux tomber pour entamer une véritable découverte de la culture traditionnelle. Brahma est l’énergie suprême, le créateur du monde, dans ce qu’en Inde on appelle la Trimurti. Je vis chez eux désormais. Ma chambre est charmante, mes hôtes remporteraient tous le Guiness des records du sourire s’ils concouraient. Le décors dans lequel j’ai prévu d’entamer la rédaction de mon deuxième roman, se compose d’une table (c’est mieux pour écrire !), des oiseaux, une fontaine où nage des poissions rouges, des palmiers et des fleurs. Sur les murs de ma chambre des peintures réalisées par la famille des peintres du Balé. Un petit paradis oublié au cœur de Bali. Quoi rêver de plus reposant, plus propice à l’écriture ? Il fait moins chaud qu’à Lembogan, et la forêt primaire qui entoure les demeures permet de conserver la fraîcheur. Seul le bruit de l’eau et les chants des oiseaux pour égayer l’environnement sonore. Quand je dis qu’il s’agit d’un petit paradis ?

Côté tarif, là aussi c’est le paradis (130 000 rupiahs la nuit, petit déjeuner inclus – 10euros). Tout est mis en œuvre pour favoriser la création, le bien-être… je vais peut-être rester là pour toujours…? Faut pas rêver! Ceux ou celles qui me feront poser mes valises ne sont pas nés! On vit avec ses hôtes, on mange et l’on passe des heures à discuter autour d’un thé.

Rizière Keliki Ubud 5Dans la journée, on peut prendre des cours de peinture, partir en excursion avec un guide, apprendre à préparer les offrandes (la religion et la pratique des rites occupent beaucoup de temps et près de 30% du budget mensuel d’une famille) ou s’initier aux plaisirs de la cuisine traditionnelle. Un classeur reprenant point par point l’organisation de la vie est mis à disposition des visiteurs.

Tout est expliqué avec la plus grande clarté, tout le monde se plie en quatre pour faire de votre séjour le plus doux possible, mais… je ne sais pas si je vais rester longtemps. Après un après-midi ici, je me demande si je vais vraiment pouvoir me concentrer de longues heures pour écrire. Ils ont tellement peur que je m’ennuie qu’ils sont très présents… Là, typiquement alors que je suis en train d’uploader article et photos j’ai deux charmantes jeunes filles qui m’observent et ne me quittent pas des yeux. J’ai eu beau  leur dire de retourner à la maison / au balé, il n’y a rien à faire, elle sont passionnées par ce que je fais sur cet écran et ne quittent pas d’une semelle.. Je suis un peu trop indépendante pour ça.

C’est adorable mais est-ce le meilleur endroit pour écrire ? Réponse dans les jours / heures à venir…

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