Forte croissance de l’auto-édition papier et numérique aux États-Unis

L’auto-édition enregistre une augmentation constante depuis 2010 aux États-Unis et intéresse de plus en plus librairies et bibliothèques.

L’auto-édition, une industrie florissante12ce5a856ba7fe69d71cb2dae7a595f4-1

Le dernier rapport Bowker ProQuest révèle l’augmentation constante de l’auto
-publication aux États-Unis avec des chiffres éloquents : une croissance de 21 % entre 2014 et 2015 pour l’auto-édition papier et numérique combinées.

Depuis 2010, l’auto-publication aux USA a augmenté de 375 %, passant de 152 978 ISBN attribués à 727 125. L’ISBN est un numéro international qui permet d’identifier un ouvrage dans une édition donnée.

Librairies et bibliothèques de plus en plus intéressés par l’auto-édition

Le rapport met également en lumière plusieurs tendances émergentes dans l’auto-édition dont le choix des auteurs de ne plus se consacrer exclusivement à l’une ou l’autre forme de publication, mais de choisir l’auto-édition ou les maisons d’édition traditionnelles selon le type de livre, le marché de la vente ou le lecteur cible.

Autre tendance, la volonté grandissante des libraires et des bibliothèques d’intégrer cette nouvelle source de contenu dans leurs offres.

La qualité du contenu est au rendez-vous

Comme le constate Beat Barblan, director of identifier services chez Bowker, « le domaine de l’auto-édition arrive à maturité, et la qualité du contenu et du format pour bon nombre de ces titres devient impossible à distinguer de ceux publiés par les maisons traditionnelles« .

Pour preuve, le nombre croissant d’auteurs indépendants qui se retrouvent en tête des listes de best-sellers aux États-Unis.

Article paru sur Graphiline

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Amazon : l’Aventure des Indépendants

Au début était l’EGO. Comme tous les auteurs débutants, j’aurais rêvé voir sur la couverture de mon dernier né, le logo d’une grande maison s’afficher. Je me serais bien vue dédicacer chez Albin Michel ou Lattès. Mais, les courriers se sont succédés et aucune n’a souhaité de mon deuxième manuscrit.

Alors, j’ai pris du recul.

Dès le début de ma vie professionnelle, j’ai prôné l’indépendance. Quand on monte sa première entreprise en quittant la fac, à tout juste 22 ans, c’est qu’on porte la liberté chevillée au corps. C’est amusant de se dire qu’on a le vent en poupe, que c’est In d’être startuper, de quitter les multinationales pour tenter l’aventure en indépendant pour révolutionner le monde en créant sa boite… C’est amusant qu’en littérature les esprits soient encore si fermés. Un auteur doit forcément être édité pour un acteur en place pour être crédible… Attention pas de jugement de valeur : le mien l’était le premier !

Pas édité par une grande maison : pas sérieux ?

C’était sûrement vrai avant. Mais comme dit la publicité : ça c’était avant.

En quelques années, le géant Amazon s’est assumé en leader incontestable, à défaut d’incontesté. Les pionniers de l’édition Indé, comme on dit, vendent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de leurs ebooks sur la plateforme américaine et gagne beaucoup mieux leur vie que les auteurs des grandes maisons.

C’est simple, un auteur à compte d’éditeur touche entre 0,8 et 1,5 euros par livre. Un auteur Indé, entre 1,5 et 3 euros par livre. Et comme les livres ne sont pas chers, ils en vendent plus. Non seulement la rémunération est plus importante à l’unité, mais la force du réseau Amazon en multiplie les quantités.

D’un point de vue financier, mieux vaut donc vendre ses livres (numériques) sur Amazon qu’ailleurs.  Reste qu’il manque aux auteurs l’accompagnement sur le manuscrit, le travail sur la mise en valeur du texte, sur l’habillage graphique… Les maisons d’édition ne sont pas inutiles, – ne me faites pas dire ce que je ne dis pas ! – elles doivent juste arrêter de penser qu’elles sont les seuls garants de la qualité des livres. Parce que les seuls vrais censeurs devraient être les lecteurs. Le frein psychologique est long à bouger dans une industrie aussi féodale, mais il bouge, bien forcé par des opérations de calcul toutes simples.

Un auteur qui vend plus et gagne plus via Amazon est forcément un auteur qui devient incontournable. Que l’entre-soi aime, ou n’aime pas. Le constat est là.

Le phénomène n’est pas une mode, il s’installe durablement. La preuve, Amazon (Amazon Publishing) a même créé sa propre maison d’édition en complément, ils puisent dans leur vivier considérable, traduisent, accompagnent les auteurs à l’international,… Et leur offre une visibilité qu’aucune autre maison classique ne leur offrira. Il y a encore quelques freins à lever pour ramener le livre là où on ne l’attend plus, laisser la possibilité aux lecteurs d’acheter des livres à prix juste… Ces seuls projets révolutionnent l’industrie du livre : moins cher, plus d’exemplaires, à l’international…

Voilà pourquoi j’ai finalement choisi Amazon pour publier la version e-book de mon livre.

Tous mes livres en version ebook, se retrouvent ici

Ganga – 2ème roman

Laissez-moi vous raconter l’histoire de ce deuxième bébé. En 2012, j’en posais les premières briques sur mon cahier à Orléans, je venais de terminer Les Larmes Rouges du Citron Vert. Pendant les corrections du premier, j’ai entamé une balade sur la planète Asie pour me rafraîchir les idées. J’ai alors commencé par comprendre que, malgré les maladresses de mon « aîné », j’y avais déversé beaucoup, beaucoup de ce que je suis, de ce que j’ai vampirisé alentour, de mes vies d’alors et de mes vies passées. En somme j’étais vidée.
Les six mois durant lesquels j’ai erré entre l’Inde, le Népal, Bali, la Thaïlande ne m’ont évidemment pas laissée indemne. Personne ne rentre d’Asie, sans y avoir découvert de nouveaux horizons spirituels, professionnels, culturels… En Inde, la claque, la violence, la spiritualité. Au Népal, le titre du futur roman à naître. À Bali, les personnages et le début de l’intrigue.
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Puis, je suis restée plusieurs semaines enfermée dans une très belle maison du Finistère et j’ai enfin commencé à rédiger. Il m’a fallu près de deux ans au cours desquels j’ai encore foulé le sol des Etats-Unis, d’Algérie puis du Brésil (j’adore qu’il n’y ait aucun lien entre les destinations!) pour parvenir au point final. J’ai également passé de nombreux mois attablée dans un petit village médiéval du Gers où mon quotidien se partageait entre deux tréteaux, un tableau sur contreplaqué marine, un réchaud pour le café et des champs de tournesols pour respirer.
En juillet 2015, j’ai savamment préparé mes colis, imprimant et postant les manuscrits aux grandes maisons. Les réponses ont tardé ; elles se sont toutes révélées identiques « malgré tout l’intérêt que présente votre manuscrit….. au regret de… blablabla ». Dans le même temps, mon comité de lecture personnel composé d’un bloggueur littéraire, d’une libraire et d’un organisateur de festival de polar m’assurait qu’il avait tout du best seller. Par souci de confirmation, on m’opposait que le premier qui avait pourtant bien marché, était loin du niveau de celui-ci. En même temps, une éditrice d’une grande maison en non-fiction m’assurait encore qu’elle l’avait dévoré, qu’elle le transmettait à ses copines d’autres maisons… mais plus de nouvelle là non plus… Bref tout m’encourageait à attendre patiemment qu’il trouve sa place dans un catalogue.
En parallèle, l’aventure Bleu Blanc Zèbre avec Alexandre Jardin m’emmenait sur des chemins de traverse tourbillonnants, troublants, saperlippopants. Et au printemps 2016, je rencontrai encore un nouvel univers. L’édition Indépendante. Pour des tas de raisons, je m’y suis reconnue. Ils m’ont soutenue, aidée à en comprendre les rouages et donné les premières pistes à suivre. Voici le résultat : Ganga.
Il y a sans doute encore des maladresses dans ces pages, mais un auteur pourrait réécrire à l’infini son texte. Il fallait que je coupe le cordon. Je vous laisse lui attribuer les étiquettes polar, thriller, fantastique… que vous voudrez, je vous ai raconté une histoire, je vous l’offre tout entière.
Je vous parlerai bientôt du choix d’Amazon pour la publication en exclusivité de la version numérique et de YakaBooks, la maison d’édition qui éditera des livres pour tous. Mais chaque chose en son temps.
Disponible ici en exclusivité numérique ici
Il y a de la magie dans la vie…. Merci !

Les larmes rouges du citron vert

Après avoir publié deux biographies d’entreprise et d’entrepreneur, en 2012 j’ai entamé la rédaction de mon premier roman, un polar social intitulé Les Larmes Rouges du Citron Vert publié par les éditions Bookly. Déjà disponible en version numérique (Amazon, Itunes…) il est disponible en librairie depuis le 9 janvier 2014.

Ecrire a toujours été une nécessité. La découverte de la lecture et de l’écriture m’ont ouvert des portes vers des mondes merveilleux : rire, pleurer, sourire, vibrer.

Je me suis parfois fâchée contre la page blanche mais je l’ai toujours aimée. Depuis que j’ai entamé mes travaux d’écriture, j’observe le monde différemment, j’ai l’impression de vivre plus intensément. Les livres apprennent à vivre, la vie apprend à lire.
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Les Larmes Rouges du Citron Vert – résumé :

Amy a 29 ans, elle est assistante de prod’ chez Téléjachète.com, genre de téléshopping sur le web. La startup a récemment été rachetée par un groupe suédois, le groupe Scaab. Les nouveaux dirigeants invitent leurs collaborateurs à s’engager dans des actions de RSE, (Responsabilité Sociale et Environnementale). C’est ainsi qu’Amy atterrit un peu par hasard au Galaxie, le centre d’accueil de jour pour SDF du Xe arrondissement de Paris. Là, personne ne lui parle, personne ne semble la voir. Transparente. Pourtant, un matin, Mélanie, jeune SDF de 20 ans lui adresse enfin la parole. Et, tous ceux avec qui elle tissera enfin des liens, seront retrouvés morts, assassinés violemment. N’y tenant plus, Amy troque son costume d’assistante de prod pour celui d’apprentie enquêtrice. Les chemins qu’elle empruntera changeront sa vie. Bienvenus au pays du Citron Vert…

Roman à la croisée des genres, polar, roman social, mais aussi histoire d’amour… On y croise de drôles de personnages au rythme d’une vie urbaine et très contemporaine. Réseaux sociaux, Smartphones et startups du web y côtoient la part la plus sombre de l’humanité : les oubliés de la croissance, les accidentés de la vie et ceux qui n’ont pas eu la chance d’être nés sous une bonne étoile. Ils se frôlent sans se voir mais finissent par partager un destin devenu trop court.

Ils l’ont lu :

Chloé M. : « J’ai terminé ma lecture ce matin et je te confirme que j’ai vraiment dévoré le bouquin jusqu’à la fin. Point de déception ni pour moi, ni pour mon amoureux qui semble aussi avancer à pas de géants (ce qui est plutôt rare pour sa part)…

J’ai particulièrement aimé la façon dont tu as présenté chaque personnage car on s’y attache très rapidement et j’ai attendu avec impatience d’en comprendre le titre car je dois t’avouer qu’il m’intriguait particulièrement 😉 Encore toutes nos félicitations pour ce premier roman, tu le mérites amplement… A quand le prochain??? »

Chiang Mai – Koh Lanta, douce Thaïlande !

Lucie dans l'avion entre Chiang Mai et Koh Lanta en ThaïlandeComme presque à chaque fois que je décide de bouger d’un endroit vers un autre, c’est par une idée fixe au réveil hier matin que j’ai donné une nouvelle orientation à ma découverte de la Thaïlande. Bye Bye Chiang Mai, bonjour Koh Lanta !

J’avais besoin d’espace, d’air et d’iode. Et, je crois que je me suis tout à coup rendue compte que mon voyage s’achevait bientôt – certes jusqu’au prochain mais tout de même – et il n’était pas question que je parte du pays du sourire sans en avoir vu ne serait-ce qu’une île paradisiaque. Deux avions plus tard et une escale à Bangkok – c’est la troisième fois que j’y passe sans jamais m’y arrêter – je me suis retrouvée en pleine nuit à Krabi Town. Pour rejoindre les îles de la côte sud-ouest de la Thaïlande il y a deux portes d’entrée aériennes : Phuket ou Krabi. Comme je préférais me diriger vers les îles du sud, et notamment vers Koh Lanta c’est pour Krabi que j’ai opté, plus proche de quelques kilomètres que Phuket.

Comme toujours je n’avais évidemment pas réservé de chambre, pensant « adviendra que pourra. » J’ai donc hoché de la tête positivement quand le chauffeur de bus m’a déposée devant la porte d’un bungalow – sûrement commissionné – mais que faire ? Il était 21h, je n’avais pas ni la tête ni le cœur à chercher, comparer, négocier. J’ai dit ok, ça ira pour une nuit, demain est un autre jour.

Autant vous dire que je n’ai guère dormi, trop excitée à l’idée de cette nouvelle étape de mon voyage, trop tendue par les bruits et les étranges énergies de la chambre. Heureusement, avec le décalage horaire, nombre d’entres vous étaient connectés et ça m’a permis de patienter que le jour se lève. Vive les réseaux sociaux, vive internet. J’ai également profité de cette nuit sans sommeil pour étudier ma prochaine destination : transport, hébergement, activités… Difficile de trouver un vrai site qui tienne la route et qui donne de bonne infos. De guère lasse j’ai simplement conclu que j’irai à Koh Lanta et que je demanderai au chauffeur de la navette de me déposer au niveau de la plage des Backpackers. J’y trouverais probablement une guest house pas trop chère et une ambiance sympa. De là, je pourrais décider de rester ou de bouger.

Dans chaque destination touristique il y a un quartier, une plage, un lieu où les voyageurs ont coutume de se retrouver. C’est généralement un bon point de départ pour explorer la ville ou la région. On y rencontre souvent plein de gens sympas, toujours prêts à divulguer leurs précieux conseils, leurs retours d’expériences et leurs secrets. Et, quand on débarque ça n’a pas de prix.

Alors que la veille on m’avait annoncé que les navettes partaient à 7h et que j’étais prête à 6h45 et bien il m’a fallu patienter 8h15 soit 1h30 pour qu’enfin le van s’arrête et m’emmène. Grand soleil, le moral au beau fixe, un peu stone par le manque de sommeil mais heureuse à l’idée de partir à la conquête de Koh Lanta… 2h30 de van congelée par la climatisation (toujours prévoir un pull dans son sac à dos ! Well done Lucie), un voyage sous la pluie battante, deux minis traversées de cinq min chacune et quelques minutes de sommeil plus tard me voilà débarquée à Klong Kong Beach. En juillet et en août les conditions climatiques sont trop incertaines pour faire le voyage en bateau depuis Krabi, on passe donc par la route.

Bref, me voilà arrivée à Koh Lanta. Première impression, rien à voir avec les décors vendus par TF1 – je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ils ont appelé cette émission Koh Lanta ! Mystère et boule gomme. Je déambule sur un chemin terreux encore détrempé par l’averse tropicale matinale pour me retrouver sur une plage déserte. Déserte oui, mais rien de paradisiaque. Plutôt décors de train fantôme abandonné, genre d’arrivée au petit jour après la fête… Personne, les hôtels et les restos qui se succèdent sur le bord de mer n’ont aucun client. Non vraiment personne. Le ciel est gris, l’eau tiède mais trouble, les baraques à touristes abandonnées et les ordures jonchent le sol. Mais où suis-je tombée bordel ?!

Après deux kilomètres de déambulation vaine sur le sable encore humide, engoncée dans mes sacs, je finis par décider de me rendre vers le côté de l’île où logent les touristes fortunés, vers les resorts plus classieux, en espérant de trouver chambre à louer. Heureusement il est tôt, au pire j’ai encore toute la journée pour trouver où dormir. Je finis par trouver un taxi qui me plume manifestement et sans vergogne, c’est aussi le jeu quand on débarque quelque part, on se fait toujours plumer au début. Dans le taxi je regarde mes sacs et je prends conscience qu’il y a là toute ma vie…

Toute ma vie est là dans mes sacs à dos

Puis je reprends doucement une nouvelle marche sur la plage. Le décor est déjà moins délabré mais tout aussi lugubre. Visiblement, en haute saison, les touristes affluent, c’est en tout cas ce que la quantité d’infrastructures laisse penser. Mais là, personne.

Je finis par apercevoir un couple prenant son petit déj à la terrasse d’un resto, ouf des gens ! Je m’approche et demande un café. La patronne, tout sourire, m’invite à m’asseoir, à reprendre mes esprits, et à poser mes sacs.

Elle apporte le café qu’elle a gentiment accompagné d’un petit déjeuner complet, persuadée que je dois avoir faim après cette longue marche. Je dois avoir une sale tête ! L’attention me touche, elle n’était pas obligée et les bananes et les toasts qui trônent sur la table ont le goût d’une première gorgée d’eau au milieu du désert. Elle me dit que si je le souhaite ils ont quelques bungalows mais me rassure, surtout « ne vous sentez pas obligée. Mettez vous à l’aise, restez aussi longtemps qu’il vous plaira. Si ça vous convient nous seront ravis de vous avoir, sinon j’espère que vous trouverez ce que vous cherchez. » Un ange tombé du ciel.

Elle m’invite à visiter – c’est canon ! – et m’offre un prix défiant toute concurrence, m’expliquant qu’ils sont en basse saison et que je peux rester aussi longtemps que je le souhaite, une nuit, deux ou un mois. A moi de voir.

Koh LANTA

Et, en même temps, le soleil s’est déployé sur la baie. Je pose enfin mon sac à dos ! ouf ! Je prends un bain de mer – vous voyez la sensation, vous êtes mouillé mais vous n’avez pas froid, car l’eau est plus chaude que l’air, qui doit déjà être à plus de 30° – le sable fin se glisse entre mes orteils, et il n’y a toujours personne. Sauf que là, je ne vois plus cela comme lugubre mais comme le paradis désertique que je cherchais.

Dans la matinée, j’avais fini par implorer mon étoile de me conduire vers le paradis que j’étais venu chercher… Elle a pris son temps mais m’y a mené. Là, je regarde le soleil se mourir doucement dans la mer d’Andaman, éperdument heureuse d’être ici et d’être en vie.

Merci encore à l’univers et à la vie de m’offrir la chance de vivre de pareils instants de bonheur. Merci.

PS : Non, mais sérieux, regardez-moi cette palette de couleurs se décliner au rythme des vagues qui si meurent sur la grève. Comme ils disent au Québec, franchement ça a de l’allure !

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coucher de soleil à Koh Lanta 2

Travailler en Thaïlande : co-working space à Chiang Mai, découvrez Pun Space

Chiang Mai Thaïlande 4Rassurez-vous je ne cherche pas un job en Thaïlande ! J’ai déjà bien à faire… Mais, je voudrais vous présenter aujourd’hui un espace original de travail à Chiang Mai, le Pun Space.

Loin des plages paradisiaques du sud du Royaume, Chiang Mai est une destinationalternative pour les voyageurs à la recherche de dépaysement. Sixième ville du pays de par sa population (3ème si l’on considère l’agglomération de Bangkok comme une seule ville) la province compte environ 1,6 millions d’habitants.
Chiang Mai Thaïlande 3Située au Nord du pays on y vient pour y visiter les nombreux temples de la ville, s’aventurer vers d’autres contrées comme le Laos ou la Birmanie ou pour préparer les cadeaux souvenirs à rapporter dans l’hexagone. Ses nombreux marchés et son artisanat en font une jolie destination de voyage.

Depuis plus de deux mois en balade en Asie (Inde, Indonésie et aujourd’hui Thaïlande) je cherchais un lieu ou me remettre à travailler un peu. Certes j’ai finalisé quelques dossiers en cours (écriture d’une bio, montages vidéos, écriture d’un long article…) depuis la terrasse d’une chambre avec vue sur l’Océan Indien, j’ai écrit depuis les différentes chambres d’hôtel où j’ai séjourné mais, désormais j’avais envie de me retrouver dans un cadre plus propice au travail.

Chiang Mai Thaïlande 2

Un ami Indien m’avait parlé de Pun Space quand j’ai émis l’hypothèse de passer quelques jours dans la ville. Ce matin c’est donc là que j’ai posé mon Mac et mes disques durs. Après une dizaine de minutes, le fondateur est venu échanger avec moi, histoire de m’aider à mieux comprendre les enjeux et l’histoire du projet.

Chiang Mai Thaïlande 1

Lancé en mars dernier par Vichaya Sirisanthana et son épouse, Pun Space (Pun en thaï signifie partagé) est un lieu de rencontres pour les entrepreneurs de passage, les travailleurs indépendants, les créateurs d’entreprise de la ville. Tous deux développeurs à Bangkok, ils ont décidé de quitter leurs emplois respectifs en octobre 2012 pour revenir s’installer chez eux, à Chiang Mai. En décembre, ils lançaient le projet et en mars 2013, Pun Space ouvrait ses portes. Tout va très vite en Asie, après 5 mois d’existence ils ont déjà lancé l’ouverture d’un deuxième espace de ce type, dans la partie historique de la ville.

coworking Chiang Mai Pun Space 2

Si Chiang Mai ne compte pas encore beaucoup de startups, Vichaya explique que « généralement Chiang Mai suit le mouvement de sa grande sœur Bangkok où les startup se créent à toute allure. » il y a fort à parier donc que bientôt on viendra créer sa boîte à Chiang Mai. Notez qu’en septembre se tiendra une nouvelle édition de Tedx Chiang Mai (malheureusement je serai sûrement de retour en France et je ne pourrais pas y participer…). L’esprit d’entreprise semble donc bien vouloir gagner la ville!

coworking Chiang Mai Pun Space 1 Pun Space offre un espace de travail confortable, une connexion internet de très bonne tenue, les tables font face à un jardin reposant, café et thé sont gratuits et l’accès pour une journée est bon marché (5 euros la journée). L’ambiance est studieuse, au rez-de-chaussée les bureaux sont adossés à de grandes baies vitrées, à l’étage on trouve des bureaux fermés individuels et des salles de réunions. Deux espaces cabines skype permettent de parler sans déranger les autres co-workers (j’ai testé !). Bref l’ambiance est relax mais vraiment propice au travail. Il y a fort à parier que je reviendrais demain et les jours suivants.

Si vous imaginez créer votre startup en Thaïlande ou, que comme moi vous êtes en trav’acances régulièrement, mixant les joies du voyage et du travail, passez la porte de ce havre de paix et d’émulation professionnelle.

Et le must! Comme en Asie on enlève ses chaussures en rentrant dans une maison et bien chez Pun Space, les tongs restent dehors et tout le monde travaille pieds nus! So great! Qui osera lancer la mode en France? Startupers déchaussez-vous!

www.punspace.com

Bali c’est fini… Bonjour Chiang Mai, bonjour Thaïlande!

Bali… C’est fini.

Voilà deux mois j’atterrissais à Denpasar. Jamais je n’aurais imaginé vivre toutes les aventures auxquelles la vie m’a permis de participer, jamais je n’aurais imaginé croiser tant de nouveaux amis, en retrouver d’anciens, jamais je n’aurais pensé que je resterais deux mois pleins… non car en arrivant mi juin je n’avais simplement aucune idée de pourquoi, comment ou où j’arrivais. Pas de guide à disposition, aucune recherche préalable, donc aucun a priori, aucun projet. Pendant huit semaines j’ai laissé la vie me guider, les rencontres et les nouvelles amitiés me transporter. J’ai travaillé un peu, écrit quelques pages, beaucoup rêvé, imaginé d’histoires et vécu. J’ai frotté mon âme et mon corps à la vie, ajoutant à la bibliothèque de mes souvenirs de belles et de moins belles images, de doux souvenirs et d’autres plus aigres, j’ai laissé les sourires, les fleurs et les encens parfumer mes pensées en même temps qu’une atroce histoire est venue en maculer de sang certaines autres.Bali Tirta Empul Je ne rentrerai pas dans les détails de cette dernière. Sachez simplement qu’en tentant de soutenir moralement et logistiquement une jeune française en désarrois, j’ai fini (moins de 24h après notre rencontre) par l’accompagner à l’hôpital suite à sa tentative de suicide. Je n’ai pas relaté l’événement car 1/ il fallait que je me recentre 2/ je ne voulais pas vous inquiéter inutilement. Tout va bien, enfin je crois, car je n’ai pas de nouvelle. Disons qu’elle laisse des témoins choqués, des familles qui devront s’endetter 1/ pour acheter ce qui a dû être détruit car tâché de sang 2/ pour financer la cérémonie de purification : budget total 250 euros. Quand on sait que le salaire d’un travailleur moyen mensuel s’élève à 100 euros, vous imaginez ce que cela signifie, et que moi je me dis que cette personne n’a pas été mise par hasard sur ma route.
Cette rencontre m’aura encore permis de grandir. Comme on dit, parfois on gagne, parfois on apprend.
Mais parlons de choses plus gaies. Bali m’a ouvert de nouvelles voies, et en a confirmé d’autres. D’abord que trop passionnés par nos esprits, nos aventures mentales on en délaisse complètement son corps et que dans pareille configuration on vit forcément en déséquilibre. J’ai renforcé l’idée selon laquelle le bonheur naît de l’harmonie et que la première à rechercher est celle du corps et de l’esprit. Une alimentation plus respectueuse de mon organisme, une respiration plus consciente (quand vous êtes-vous arrêté pour la dernière fois écouter et témoigner de ce flux vital que entre et sort continuellement de votre corps, qui illumine vos orteils, votre colonne vertébrale et l’ensemble des cellules de votre corps ? Moi je crois que c’est la première fois…), j’ai compris que l’exercice physique est nécessaire et qu’il n’a pas pour unique objectif des considérations esthétiques ou claniques mais qu’il permet de faire mieux comprendre, de mieux sentir ses émotions et ses pensées. Bref, j’ai passé un mois à Ubud et je me suis mise au yoga… Haut lieu yogi worldwide Ubud est aussi la capitale artistique de Bali. J’y ai loué une petite maison où pendant près de 3 semaines je n’ai fait que ça : yoga, écriture et balades. Quelques rencontres intéressantes, de nouveaux copains et de nouveaux amis.

Exit Bali Indonésie
Hier soir j’ai atterri à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande.

Ce matin, surprise, face à mon chalet dans la jungle (from Airbnb !) une boulangerie française improvisée a étalé ses baguettes et croissants. La commaunuté française de Chiang Mai s’y donne rendez-vous tous les samedis matin pour partager un croissant et un café. Un bistrot français au milieu de la jungle et des moustiques !! (je n’en avais jamais vu autant… !) pour parler politique.. et oui, la France du bout du monde ne perd pas ses bonnes habitudes.

Maintenant quelques missions à régler : trouver à manger, changer des euros, voir pour trouver un téléphone et un moyen de locomotion ensuite… retour à la maison et écrire.

Très bonne journée depuis l’autre coin de mon nouveau terrain de jeu : la planète.