Chiang Mai – Koh Lanta, douce Thaïlande !

Lucie dans l'avion entre Chiang Mai et Koh Lanta en ThaïlandeComme presque à chaque fois que je décide de bouger d’un endroit vers un autre, c’est par une idée fixe au réveil hier matin que j’ai donné une nouvelle orientation à ma découverte de la Thaïlande. Bye Bye Chiang Mai, bonjour Koh Lanta !

J’avais besoin d’espace, d’air et d’iode. Et, je crois que je me suis tout à coup rendue compte que mon voyage s’achevait bientôt – certes jusqu’au prochain mais tout de même – et il n’était pas question que je parte du pays du sourire sans en avoir vu ne serait-ce qu’une île paradisiaque. Deux avions plus tard et une escale à Bangkok – c’est la troisième fois que j’y passe sans jamais m’y arrêter – je me suis retrouvée en pleine nuit à Krabi Town. Pour rejoindre les îles de la côte sud-ouest de la Thaïlande il y a deux portes d’entrée aériennes : Phuket ou Krabi. Comme je préférais me diriger vers les îles du sud, et notamment vers Koh Lanta c’est pour Krabi que j’ai opté, plus proche de quelques kilomètres que Phuket.

Comme toujours je n’avais évidemment pas réservé de chambre, pensant « adviendra que pourra. » J’ai donc hoché de la tête positivement quand le chauffeur de bus m’a déposée devant la porte d’un bungalow – sûrement commissionné – mais que faire ? Il était 21h, je n’avais pas ni la tête ni le cœur à chercher, comparer, négocier. J’ai dit ok, ça ira pour une nuit, demain est un autre jour.

Autant vous dire que je n’ai guère dormi, trop excitée à l’idée de cette nouvelle étape de mon voyage, trop tendue par les bruits et les étranges énergies de la chambre. Heureusement, avec le décalage horaire, nombre d’entres vous étaient connectés et ça m’a permis de patienter que le jour se lève. Vive les réseaux sociaux, vive internet. J’ai également profité de cette nuit sans sommeil pour étudier ma prochaine destination : transport, hébergement, activités… Difficile de trouver un vrai site qui tienne la route et qui donne de bonne infos. De guère lasse j’ai simplement conclu que j’irai à Koh Lanta et que je demanderai au chauffeur de la navette de me déposer au niveau de la plage des Backpackers. J’y trouverais probablement une guest house pas trop chère et une ambiance sympa. De là, je pourrais décider de rester ou de bouger.

Dans chaque destination touristique il y a un quartier, une plage, un lieu où les voyageurs ont coutume de se retrouver. C’est généralement un bon point de départ pour explorer la ville ou la région. On y rencontre souvent plein de gens sympas, toujours prêts à divulguer leurs précieux conseils, leurs retours d’expériences et leurs secrets. Et, quand on débarque ça n’a pas de prix.

Alors que la veille on m’avait annoncé que les navettes partaient à 7h et que j’étais prête à 6h45 et bien il m’a fallu patienter 8h15 soit 1h30 pour qu’enfin le van s’arrête et m’emmène. Grand soleil, le moral au beau fixe, un peu stone par le manque de sommeil mais heureuse à l’idée de partir à la conquête de Koh Lanta… 2h30 de van congelée par la climatisation (toujours prévoir un pull dans son sac à dos ! Well done Lucie), un voyage sous la pluie battante, deux minis traversées de cinq min chacune et quelques minutes de sommeil plus tard me voilà débarquée à Klong Kong Beach. En juillet et en août les conditions climatiques sont trop incertaines pour faire le voyage en bateau depuis Krabi, on passe donc par la route.

Bref, me voilà arrivée à Koh Lanta. Première impression, rien à voir avec les décors vendus par TF1 – je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ils ont appelé cette émission Koh Lanta ! Mystère et boule gomme. Je déambule sur un chemin terreux encore détrempé par l’averse tropicale matinale pour me retrouver sur une plage déserte. Déserte oui, mais rien de paradisiaque. Plutôt décors de train fantôme abandonné, genre d’arrivée au petit jour après la fête… Personne, les hôtels et les restos qui se succèdent sur le bord de mer n’ont aucun client. Non vraiment personne. Le ciel est gris, l’eau tiède mais trouble, les baraques à touristes abandonnées et les ordures jonchent le sol. Mais où suis-je tombée bordel ?!

Après deux kilomètres de déambulation vaine sur le sable encore humide, engoncée dans mes sacs, je finis par décider de me rendre vers le côté de l’île où logent les touristes fortunés, vers les resorts plus classieux, en espérant de trouver chambre à louer. Heureusement il est tôt, au pire j’ai encore toute la journée pour trouver où dormir. Je finis par trouver un taxi qui me plume manifestement et sans vergogne, c’est aussi le jeu quand on débarque quelque part, on se fait toujours plumer au début. Dans le taxi je regarde mes sacs et je prends conscience qu’il y a là toute ma vie…

Toute ma vie est là dans mes sacs à dos

Puis je reprends doucement une nouvelle marche sur la plage. Le décor est déjà moins délabré mais tout aussi lugubre. Visiblement, en haute saison, les touristes affluent, c’est en tout cas ce que la quantité d’infrastructures laisse penser. Mais là, personne.

Je finis par apercevoir un couple prenant son petit déj à la terrasse d’un resto, ouf des gens ! Je m’approche et demande un café. La patronne, tout sourire, m’invite à m’asseoir, à reprendre mes esprits, et à poser mes sacs.

Elle apporte le café qu’elle a gentiment accompagné d’un petit déjeuner complet, persuadée que je dois avoir faim après cette longue marche. Je dois avoir une sale tête ! L’attention me touche, elle n’était pas obligée et les bananes et les toasts qui trônent sur la table ont le goût d’une première gorgée d’eau au milieu du désert. Elle me dit que si je le souhaite ils ont quelques bungalows mais me rassure, surtout « ne vous sentez pas obligée. Mettez vous à l’aise, restez aussi longtemps qu’il vous plaira. Si ça vous convient nous seront ravis de vous avoir, sinon j’espère que vous trouverez ce que vous cherchez. » Un ange tombé du ciel.

Elle m’invite à visiter – c’est canon ! – et m’offre un prix défiant toute concurrence, m’expliquant qu’ils sont en basse saison et que je peux rester aussi longtemps que je le souhaite, une nuit, deux ou un mois. A moi de voir.

Koh LANTA

Et, en même temps, le soleil s’est déployé sur la baie. Je pose enfin mon sac à dos ! ouf ! Je prends un bain de mer – vous voyez la sensation, vous êtes mouillé mais vous n’avez pas froid, car l’eau est plus chaude que l’air, qui doit déjà être à plus de 30° – le sable fin se glisse entre mes orteils, et il n’y a toujours personne. Sauf que là, je ne vois plus cela comme lugubre mais comme le paradis désertique que je cherchais.

Dans la matinée, j’avais fini par implorer mon étoile de me conduire vers le paradis que j’étais venu chercher… Elle a pris son temps mais m’y a mené. Là, je regarde le soleil se mourir doucement dans la mer d’Andaman, éperdument heureuse d’être ici et d’être en vie.

Merci encore à l’univers et à la vie de m’offrir la chance de vivre de pareils instants de bonheur. Merci.

PS : Non, mais sérieux, regardez-moi cette palette de couleurs se décliner au rythme des vagues qui si meurent sur la grève. Comme ils disent au Québec, franchement ça a de l’allure !

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coucher de soleil à Koh Lanta 2

Travailler en Thaïlande : co-working space à Chiang Mai, découvrez Pun Space

Chiang Mai Thaïlande 4Rassurez-vous je ne cherche pas un job en Thaïlande ! J’ai déjà bien à faire… Mais, je voudrais vous présenter aujourd’hui un espace original de travail à Chiang Mai, le Pun Space.

Loin des plages paradisiaques du sud du Royaume, Chiang Mai est une destinationalternative pour les voyageurs à la recherche de dépaysement. Sixième ville du pays de par sa population (3ème si l’on considère l’agglomération de Bangkok comme une seule ville) la province compte environ 1,6 millions d’habitants.
Chiang Mai Thaïlande 3Située au Nord du pays on y vient pour y visiter les nombreux temples de la ville, s’aventurer vers d’autres contrées comme le Laos ou la Birmanie ou pour préparer les cadeaux souvenirs à rapporter dans l’hexagone. Ses nombreux marchés et son artisanat en font une jolie destination de voyage.

Depuis plus de deux mois en balade en Asie (Inde, Indonésie et aujourd’hui Thaïlande) je cherchais un lieu ou me remettre à travailler un peu. Certes j’ai finalisé quelques dossiers en cours (écriture d’une bio, montages vidéos, écriture d’un long article…) depuis la terrasse d’une chambre avec vue sur l’Océan Indien, j’ai écrit depuis les différentes chambres d’hôtel où j’ai séjourné mais, désormais j’avais envie de me retrouver dans un cadre plus propice au travail.

Chiang Mai Thaïlande 2

Un ami Indien m’avait parlé de Pun Space quand j’ai émis l’hypothèse de passer quelques jours dans la ville. Ce matin c’est donc là que j’ai posé mon Mac et mes disques durs. Après une dizaine de minutes, le fondateur est venu échanger avec moi, histoire de m’aider à mieux comprendre les enjeux et l’histoire du projet.

Chiang Mai Thaïlande 1

Lancé en mars dernier par Vichaya Sirisanthana et son épouse, Pun Space (Pun en thaï signifie partagé) est un lieu de rencontres pour les entrepreneurs de passage, les travailleurs indépendants, les créateurs d’entreprise de la ville. Tous deux développeurs à Bangkok, ils ont décidé de quitter leurs emplois respectifs en octobre 2012 pour revenir s’installer chez eux, à Chiang Mai. En décembre, ils lançaient le projet et en mars 2013, Pun Space ouvrait ses portes. Tout va très vite en Asie, après 5 mois d’existence ils ont déjà lancé l’ouverture d’un deuxième espace de ce type, dans la partie historique de la ville.

coworking Chiang Mai Pun Space 2

Si Chiang Mai ne compte pas encore beaucoup de startups, Vichaya explique que « généralement Chiang Mai suit le mouvement de sa grande sœur Bangkok où les startup se créent à toute allure. » il y a fort à parier donc que bientôt on viendra créer sa boîte à Chiang Mai. Notez qu’en septembre se tiendra une nouvelle édition de Tedx Chiang Mai (malheureusement je serai sûrement de retour en France et je ne pourrais pas y participer…). L’esprit d’entreprise semble donc bien vouloir gagner la ville!

coworking Chiang Mai Pun Space 1 Pun Space offre un espace de travail confortable, une connexion internet de très bonne tenue, les tables font face à un jardin reposant, café et thé sont gratuits et l’accès pour une journée est bon marché (5 euros la journée). L’ambiance est studieuse, au rez-de-chaussée les bureaux sont adossés à de grandes baies vitrées, à l’étage on trouve des bureaux fermés individuels et des salles de réunions. Deux espaces cabines skype permettent de parler sans déranger les autres co-workers (j’ai testé !). Bref l’ambiance est relax mais vraiment propice au travail. Il y a fort à parier que je reviendrais demain et les jours suivants.

Si vous imaginez créer votre startup en Thaïlande ou, que comme moi vous êtes en trav’acances régulièrement, mixant les joies du voyage et du travail, passez la porte de ce havre de paix et d’émulation professionnelle.

Et le must! Comme en Asie on enlève ses chaussures en rentrant dans une maison et bien chez Pun Space, les tongs restent dehors et tout le monde travaille pieds nus! So great! Qui osera lancer la mode en France? Startupers déchaussez-vous!

www.punspace.com

Bali c’est fini… Bonjour Chiang Mai, bonjour Thaïlande!

Bali… C’est fini.

Voilà deux mois j’atterrissais à Denpasar. Jamais je n’aurais imaginé vivre toutes les aventures auxquelles la vie m’a permis de participer, jamais je n’aurais imaginé croiser tant de nouveaux amis, en retrouver d’anciens, jamais je n’aurais pensé que je resterais deux mois pleins… non car en arrivant mi juin je n’avais simplement aucune idée de pourquoi, comment ou où j’arrivais. Pas de guide à disposition, aucune recherche préalable, donc aucun a priori, aucun projet. Pendant huit semaines j’ai laissé la vie me guider, les rencontres et les nouvelles amitiés me transporter. J’ai travaillé un peu, écrit quelques pages, beaucoup rêvé, imaginé d’histoires et vécu. J’ai frotté mon âme et mon corps à la vie, ajoutant à la bibliothèque de mes souvenirs de belles et de moins belles images, de doux souvenirs et d’autres plus aigres, j’ai laissé les sourires, les fleurs et les encens parfumer mes pensées en même temps qu’une atroce histoire est venue en maculer de sang certaines autres.Bali Tirta Empul Je ne rentrerai pas dans les détails de cette dernière. Sachez simplement qu’en tentant de soutenir moralement et logistiquement une jeune française en désarrois, j’ai fini (moins de 24h après notre rencontre) par l’accompagner à l’hôpital suite à sa tentative de suicide. Je n’ai pas relaté l’événement car 1/ il fallait que je me recentre 2/ je ne voulais pas vous inquiéter inutilement. Tout va bien, enfin je crois, car je n’ai pas de nouvelle. Disons qu’elle laisse des témoins choqués, des familles qui devront s’endetter 1/ pour acheter ce qui a dû être détruit car tâché de sang 2/ pour financer la cérémonie de purification : budget total 250 euros. Quand on sait que le salaire d’un travailleur moyen mensuel s’élève à 100 euros, vous imaginez ce que cela signifie, et que moi je me dis que cette personne n’a pas été mise par hasard sur ma route.
Cette rencontre m’aura encore permis de grandir. Comme on dit, parfois on gagne, parfois on apprend.
Mais parlons de choses plus gaies. Bali m’a ouvert de nouvelles voies, et en a confirmé d’autres. D’abord que trop passionnés par nos esprits, nos aventures mentales on en délaisse complètement son corps et que dans pareille configuration on vit forcément en déséquilibre. J’ai renforcé l’idée selon laquelle le bonheur naît de l’harmonie et que la première à rechercher est celle du corps et de l’esprit. Une alimentation plus respectueuse de mon organisme, une respiration plus consciente (quand vous êtes-vous arrêté pour la dernière fois écouter et témoigner de ce flux vital que entre et sort continuellement de votre corps, qui illumine vos orteils, votre colonne vertébrale et l’ensemble des cellules de votre corps ? Moi je crois que c’est la première fois…), j’ai compris que l’exercice physique est nécessaire et qu’il n’a pas pour unique objectif des considérations esthétiques ou claniques mais qu’il permet de faire mieux comprendre, de mieux sentir ses émotions et ses pensées. Bref, j’ai passé un mois à Ubud et je me suis mise au yoga… Haut lieu yogi worldwide Ubud est aussi la capitale artistique de Bali. J’y ai loué une petite maison où pendant près de 3 semaines je n’ai fait que ça : yoga, écriture et balades. Quelques rencontres intéressantes, de nouveaux copains et de nouveaux amis.

Exit Bali Indonésie
Hier soir j’ai atterri à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande.

Ce matin, surprise, face à mon chalet dans la jungle (from Airbnb !) une boulangerie française improvisée a étalé ses baguettes et croissants. La commaunuté française de Chiang Mai s’y donne rendez-vous tous les samedis matin pour partager un croissant et un café. Un bistrot français au milieu de la jungle et des moustiques !! (je n’en avais jamais vu autant… !) pour parler politique.. et oui, la France du bout du monde ne perd pas ses bonnes habitudes.

Maintenant quelques missions à régler : trouver à manger, changer des euros, voir pour trouver un téléphone et un moyen de locomotion ensuite… retour à la maison et écrire.

Très bonne journée depuis l’autre coin de mon nouveau terrain de jeu : la planète.