Ubud – Bali qui n’en veut ? Pas moi…


Forêt primaire près d'Ubud Bali - Lucie au jardin botanique
Après m’être confortablement installée dans le Balé de Keliki, au village des peintres, me voici partie pour la journée en Balade à Ubud.

Selon ce que la plupart des voyageurs croisés et articles parcourus à droite et à gauche racontaient, Ubud m’apparaissait comme la capitale culturelle de Bali. Il fallait que j’aille voir ça !

Ahahah… laissez moi rire ! Un piège à touristes voulez-vous dire. Après avoir, toute la journée, arpenté les quelques ruelles de la petite cité, ma conclusion est sans appel : les rares artistes de la ville se partagent le pavé avec la multitudes de boutiques-attrapes touristes. Tous les deux mètres (je n’exagère pas !) on vous propose une chambre, un taxi, un massage, un resto ou simplement une foison d’objets destinés à être rapportés en souvenirs aux copains et à la famille. On ajoutera par là même Ubud Bali à la longue liste des destinations que nous avons « faites » au cours des nombreux échanges mondains de la rentrée. Et ça s’arrêtera là.

On m’avait parlé d’Ubud comme la ville du yoga, de la médiation, de la culture, de la danse, de la peinture et de la sculpture… J’y ai surtout trouvé des échoppes vendant aux touristes à peu près tous les mêmes objets, fabriqués et achetés au lance-pierre à quelques artisans du coin, le plus souvent Made In China… En y pensant, j’avais déjà trouvé les mêmes sur les marchés au Brésil. C’est dire.

Je ne passerai donc pas une seule nuit à Ubud, un peu déçue. Ce soir je rentrerai à Keliki et, probablement demain me dirigerais-je vers un autre petit paradis.

Car, Keliki, le village des peintres, est un petit paradis.

Hier soir, Brahma et sa charmante épouse Tiwi m’ont demandé si j’avais amené mes bouchons d’oreilles, précisant qu’ils étaient désolés par avance si le bruit venait me réveiller au petit jour. C’est vrai qu’il y a un peu de bruit : des oiseaux qui chantent, la cascade qui s’écoule dans la petite fontaine du jardin, des enfants qui rient. Parfois un coq s’égosille au levant, un cochon lui donne la réplique. Comment peuvent-ils imaginer le niveau de stress auquel sont soumis nos oreilles, nos cinq sens et l’ensemble de nos organismes à Paris et dans les mégapoles d’Europe ? Ici, le soleil se lève chaque matin dans une douceur sereine, entre les bananiers et les fleurs de bougainvilliers. Les femmes déposent les offrandes aux divinités, les hommes commencent à peindre et, doucement les touristes au repos s’éveillent. Thé, petit déjeuner, encres, pinceaux, enfants et animaux. La matinée peut commencer.

Ensuite on part en balade mais avant, on découvre quelques grains de café fraichement ramassés par la doyenne du Balé. Ils sèchent au soleil avant d’être torréfiés. Puis, dans un recoin d’un petit temple du Balé une ruche qui produit le miel qui adoucira les tartines des visiteurs au petit déjeuner.

Forêt primaire près d'Ubud Bali

En scooter pour Ubud, on découvre que devant presque toutes les petites maisons du village, ont été étendus de larges pans d’étoffe où le riz sèche au soleil. La forêt primaire encadre les rizières, on frôle d’autres promeneurs, on se perd à merveille dans les petits chemins de la vallée.

Passage par le jardin botanique d’Ubud avant de rejoindre la cohue commerciale de la cité qui se fait pourtant appeler la capitale culturelle de Bali… J’en ris intérieurement encore. Caféiers, cacaoyers, vanille, gingembre, ginseng, clous de girofles, et Luwak. Mais si, vous avez forcément entendu parler de cette civette qui produit le café le plus cher au monde ! Le kopi luwak est connu du monde entier… L’animal absorbe les graines de café encore sur l’arbre. La digestion permet d’ôter une part de la caféine et de rendre le nectar plus doux. On récupère les déjections de l’animal, on les fait sécher au soleil. La graine est récupérée, torréfiée et moulue. C’est bluffant comme l’odeur même du café moulu est différente, plus douce et plus enivrante. Incroyable découverte, sous mes yeux !

Evidemment, aujourd’hui c’est devenu un business… florissant ! Depuis que sur l’île on a compris que ces animaux digéraient de l’or, on transforme leurs excréments en lingots. Je pensais en ramener mais, ça ne sera qu’à condition de trouver une vraie bonne occas’ 😉

Selamat Malam mes amis…

Forêt primaire près d'Ubud Bali et rizières

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