Chennai/Madras (India) – Denpasar (Bali-Indonesia) : quelle aventure!

Mahabalipuram - Tamil Nadu IndiaHier soir, me voilà arrivée peinarde à l’aéroport de Chennai – enfin presque peinarde car sur le chemin un camion a quand même tué dans un accident mortel 3 personnes, ralentissant considérablement le traffic, en Inde rien n’est jamais complètement peinard – après avoir visité la superbe Mahabalipuram. On y reviendra si ça vous intéresse. Pondicherry, je n’ai pas du tout aimé.. Pareil, à l’occasion je vous raconterai car mes parents avaient adoré…. J’imagine que ça devait être bien différent il y a 30 ans.

Bref, me voilà au comptoir pour l’enregistrement vers Bangkok puis Denpasar quand la jeune hôtesse m’indique qu’elle ne me voit pas sur le vol… Après plusieurs recherches, elle m’explique que mon vol était bien prévu pour le 18.06.13 à 00:25, ce qui signifiait que j’étais en retard de 24h00 précisément pour l’enregistrement. L’embarquement se déroulant, par voie de conséquence, le 19 après minuit. J’aurais donc dû faire mon checkin le 17.06… Quelle nounouille… à aucun moment ça ne m’a traversé l’esprit quand peinarde je prenais mon bain dans l’eau plus que tiède de la petite plage au bord de l’Océan Indien. Alors que, au même moment, mon vol décollait tranquille…
Panique à bord… Le billet partait à l’eau – ça représente quand même une somme – et moi je me retrouvais sans rien à Chennai à 23h00. Elle me demande de patienter – vous savez à l’indienne « 5 minutes please » qui comme toujours ont tourné à l’heure… avant qu’une de ses collègues – son manager pardon! – ne vienne me prendre mon passeport sans un mot… Heu.. Hey là, sans ce bout de truc bordeaux je suis foutue moi, m’me… trop tard. Elle avait déjà disparu, le sésame de ma liberté à la main.

Donc, après encore 5 minutes – comprendre au moins 20 minutes… elle est revenue. Et, d’un geste de la tête elle m’a montré le tapis roulant, m’indiquant par son roulement de cervicales, qu’ils m’avaient quand même trouvé une place sur le vol!! Hourra et mazeltov! Sauvée de ma bêtise.


 Précisant que je ne devais jamais me défaire des 2 billets celui pour Bangkok puis celui pour Denpasar. T’inquiète, l’alouette, j’ai pigé.. 🙂

I'm Here Bangkok

Bon : décollage, atterrissage, dodo, confort, sourires et superbes uniformes turquoise et rose bonbons des hôtesses de la Thai Airlines. Bangkok (Bordel, je suis moi, Lucie, petite fourmi…à bangkok!!!) j’ai l’impression que le monde a rapetissé dans la nuit, que maintenant tout est possible, qu’aucune destination ne peut demeurer lointaine en temps et en espace, que le monde est à portée de main. Et, en même temps, je me rends

Arrivée à Bali

compte que tout sera toujours ni blanc ni noir, que le ying yang prend tout son sens.. Que je suis heureuse et libre, que je vis des choses magiques, mais que je suis loin de ceux que j’aime. Que je suis heureuse d’être au calme toute seule, loin des mails – ou presque – mais que je suis quand même toute seule…
Je me répète? C’est que ceux que j’aime c’est bien ça seulement qui me manquera toujours en voyage. C’est géant et flippant. Passionnant et terrifiant. L’émerveillement et la peur font définitivement bon ménage. Comme quoi, les opposés s’attirent parfois davantage que les copies conformes. En tout cas, ils semblent trouver dans leurs différences un espace de cohabitation durable. Etrange. A méditer.
Nickel, je prends un café, je bosse un peu à même le sol du gigantissime aéroport de Bangkok – à l’indienne en Thaïland of course – en attendant le prochain vol. Tout roule, ou plutôt tout plane, jusqu’à l’atterrissage à Denpasar / Bali / Indonesia. Visa à l’arrivée ok. Panneaux bienvenus à Bali, checked. Sac à dos en vue.. Great job. Ou pas. Car là, je constate que la bretelle de mon sac à dos a été arrachée. Voilà autre chose. Je bricole un truc dans l’urgence, on verra plus tard – Note pour plus tard… dur de voyager comme ça, je vais devoir trouver une solution… – enfin on verra demain. Le soleil se lèvera.Welcome Bali

Et, passage de douanes, la sortie brille au fond du tunnel quand : « stop mademoiselle (in english of course) veuillez me suivre dans mon bureau afin d’étudier le contenu de votre sac en privé. » Punaise.. Ma tête de romancière imagine tout – comme toujours… et là badadoum… on me fait vider chacune des poches du sac, on me pose des questions sur les tampons de mon passeport, sur mes activités professionnelles, sur moi, ma vie privée… Le cirque a duré au moins 1h30! Je commençais à avoir des sueurs froides. Putz… suis une des plus honnête personne que je connaisse, quand je mens ça se lit direct sur ma tête… et jamais j’oserai faire un truc contraire à la loi. A moins que… mes culottes et mon shampooing ne correspondent pas à leurs critères légaux? Cata… ça s’arrête donc jamais les galères? Bon, les mecs finissent par se dire qu’ils ne sont pas tombés sur un pigeon – admettent que je ne suis ni trafficante d’armes ni un membre actif de la mafia des narco-trafiquants – mais que je suis sympa, alors ils me gardent encore un peu.. me proposent de fumer une clope – je décline – et là les gars vous êtes marrants mais mon bateau va partir!!… Ok, je remets tout dedans – entretemps ils l’avaient encore scanné à vide! et je file vers la sortie.

Car ce que je n’ai pas dit, c’est que j’avais réservé une chambre dans une petite guest house sur une île et que le dernier bateau partait à 16h30. Or, j’ai atterri à 14h30 et que je suis sortie de l’aéroport à 15h55… et qu’il fallait compter 30 minutes de taxi…. manquait plus que ça, me retrouver coincée au milieu de nulle part à Bali… galère. je n’ai même pas de guide. Rien.. Mon sourire et mon sac à dos, en guise de marguerite et de couteau 😉

Ouf, le taxi connaît le gars du bateau, il appelle, ils m’attendent, je suis arrivée, et on est partis… 30 minutes de voyage sur une mer / océan pacifique pardon – surréaliste, on aurait dit la peau flétrie d’une vieille dame endormie, comme la croûte d’un animal tombé d’une autre galaxie. Au fond, un voilier comme oublié par un enfant au milieu d’un cours de recré en plein mois de juillet et, au plafond la carlingue d’un A330 prêt à atterrir comme porté par un fil de nylon transparent. Paysage onirique, tout droit sorti d’une toile de Dali à Bali 🙂
Arrivée sur l’île, eau turquoise et sable blanc. Oui je sais pardon, c’est indécent. Mais magique.

Et ma chambre, mon repère pour les prochains jours à venir. C’est cosy mais plein de Français.. ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus eux! Ahaha… Bon en général je ne suis pas fan des communautés d’expats ou de congénères hexagonaux au bout de monde mais comme la règle numéro 1 de la journée, à ne jamais perdre de vue en voyage, c’est que :

COMME DISENT LES J’EUNES – TU PRENDS LA CONFIANCE T’ES MORT!… bah ce soir je n’ai plus rien à dire. Je vais tenter de trouver un truc à grignoter, lire trois pages de mon livre et dodo.

Finalement et, contre toute attente – comme toujours en voyage – c’est avec un groupe de Brésiliens que j’ai partagé une bière… Les voyages ont la capacité de nous réserver bien des surprises! C’est la vie version condensée.

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