En bref : an incredible journey !

Chaque jour en Inde réserve tant de surprises, de découvertes et de rencontres… et voilà près d’une semaine que je n’ai pas écrit une ligne sur ce blog.

Je sais déjà que je ne rattraperai pas le temps mais on ne peut pas tout faire. J’ai fait le choix d’emporter les dernières corrections à apporter à mon manuscrit pour que la version numérique puis la version papier, en mars d’abord puis au dans le courant du printemps. Du coup, je saute des étapes, des visites et des rencontres.

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Je n’ai rien dit des journées fabuleuses que nous avons passées à Khajuraho, des personnages hauts en couleurs qui ont croisé nos chemins. Dans le désordre : Cathy, américaine adepte du Yoga qui a choisi de démissionner de son poste à la Nasa pour prendre le temps de voir ce qu’elle souhaitait pour la suite, Patrick, Irlandais un peu perché mais au grand cœur, Phil, anglais vivant au Caire, développeur web et traveller et Soum… mon double version homme et Indien, from Mumbai. Parcours quasi similaire, questionnements identiques, développeur et startupeur qui a choisi de quitter son premier job à San Fransciso puis à Londres pour écrire, réaliser des documentaires et voyager. My twin… So glad to know you and to have crossed your path.

copyright Carolina Milazzo
copyright Carolina Milazzo

Khajuraho : village médiéval organisé autour de 25 temples (à l’origine il y en avait 85) construits entre le 10ème et le 11ème siècle, oubliés et redécouverts au 19ème siècle par un Britannique qui réhabilita ce qui pouvait l’être. Magique. Sublime. Connu pour les milliers de sculptures qui ornent les façades des temples, et notamment les quelques postures érotiques (parfois hardcore…) qui choquèrent celui qui en fit le récit au 19ème siècle à la Couronne. On dit que Khajuraho est la ville du Kama sutra. En réalité, il semblerait que nombre d’autres temples en Inde présentent des fidèles en situations explicites, voire carrément obscènes. De là, mille théories, mille thèses dont aucune n’est parvenue à fixer dans le marbre une explication définitive. Anyway…

Notre arrivée à Khajuraho coïncidait presque avec le début du festival de danse. Un festival d’envergure nationale où les plus grands artistes présentaient leur art au public avec, sommum : Free Entrance ! Danse classique, traditionnelle, contemporaine… dans un décors magique, temples éclairés, expositions d’artisans d’art et de peintres. Je pourrais vous en parler des heures mais le temps presse car, depuis, mille autres choses se sont déjà passées.

Nous avons repoussé nos billets et avons pris la route vendredi à 10h pour Bénarès (Varanasi), arrivée samedi vers 7h.

Voyage épique, rickshaw, bus, train couchette, bicycle rickshaw, sieste à l’indienne, entendez à même le sol au milieu de la gare de Satna, thali et chapati élastiques, mais pas d’emmerdes majeures. Et, le jour s’est levé, après 21h de voyage, 21h épiques, mais c’est ça qui fait le charme des voyages, sur la ville sacrée et la dernière grande étape du voyage.

Kasi Chai Shop

Nous voici donc à Bénarès. Deux jours incroyables. Hier soir, je me demandais comment j’allais parvenir à m’entendre avec cette ville et ce soir je me sens juste heureuse et parfaitement détendue.

Par où commencer ? Par le nettoyeur d’oreilles qui va de chaye shop en chaye shop pour proposer ses services ? Par l’éléphant ou les cobras que nous avons croisés en ville ? Par l’étrange odeur de feu de bois qui me colle aux cheveux et à la peau après le passage près des Ghâts de crémation ? Par les tentes des sâdhus qui ont quitté la Kumbh d’Allahabd pour investir les ghâts de la ville sacrée ? Je crois que ça sera pour demain… Ce soir couscous baba chez notre ami Pierre, ami du lycée à Mont de Marsan qui vit depuis 8 ans à Bénarès et que nous avons retrouvé dès les premiers chayes du matin hier, encore harnachées de nos sacs à dos. Pierre qui nous explique ce qui inévitablement reste sans réponse, qui prend le temps de répondre à toutes nos questions, nous guide dans la folie d’une des

Bénares

plus vieilles villes au monde. Pierre qui a tout quitté pour planter du basilic et vendre son pesto aux restos italiens, qui joue parfois dans des Bollywoods, qui prend chaque matin son cours de yoga au temple et qui s’exerce aux tablas tous les après-midi ou,encore qui prend le temps d’accueillir les copains qui débarquent souvent, réserve Guest House et joue les guides dans les restos locaux – hum… le petit karala’s café.. ! Good advice.

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