Réflexion du matin : malade en Inde, guides de voyage etc.

DSC00161Alors que tous ceux qui sont allés en Inde m’ont prévenue – tu vas tomber malade, personne ne va en inde sans attraper une bonne tourista – ce matin, c’est une crève carabinée qui me bouche les voies respiratoire quand mon système digestif est au beau fixe. Merci, mais côté estomac tout va bien. Qui l’eut cru. J’avais prévu médicamenteusement parlant imodium et autre tiorfan mais rien pour les bronches. Heureusement, je voyage en compagnie d’une infirmière tous terrains. Une goutte d’essence d’eucalyptus dans un peu d’eau chaude, un comprimé de paracétamol, une rallonge de sieste et ça devrait aller mieux.

Penchée sur mon bol d’eau à l’eucalyptus, je pense aux échanges que nous venons d’avoir avec le groupe de Coréens qui se sont installés dans la même Guest House.

Comme tous les touristes du monde, ils sortent leur guide de voyage de leur sac à dos, et échangent sur leurs projets de la journée : comme cet ouvrage, tout en idéogrammes, nous apparaît utile et bien conçu! Trucs et astuces, photos pratiques : explication d’un ticket de train, comment découper un chapati avec la seule main droite (l’autre étant réservée aux usages moins nobles), photos des guest house (avoir une idée visuelle de ce que l’on cherche ça aide quand on est dans la rue)…

Voilà un vrai guide de voyage, voilà ce qui nous manque, voilà de quoi envoyer les Lonely Planet et autres guides du routard se rhabiller. Voilà peut-être une idée à suivre… Sans compter que ce genre de vie me séduit… Comme le reste, doit faire ses preuves à l’examen. Nous avons décidé de prendre le temps d’observer plus attentivement les guides des différents backpackers que nous croiseront désormais sur notre chemin.

Alors m’est revenu en mémoire l’image des faux offices du tourisme qui pullulent à Delhi. Précédemment, je suis passée un peu vite sur ce point.

Il y en a tous les 50/100 mètres. Visuellement on peut se laisser berner, slogan de l’office du tourisme national « Incredible India », bureaux individuels, agents « assermentés », superbes photos d’un dromadaire sur fond de coucher du soleil, un éléphant se baignant dans un cours d’eau, une cascade, l’imposant Taj Mahal, les temples ou les ghâts de Varanasi… De quoi envoyer le touriste sur orbite, le bercer de rêves d’exotisme spirituel en un quart de seconde. Juste assez pour annoncer des tarifs exorbitants, dépassant toute grille conventionnelle, multipliant par 10, voire par 100 le prix d’un billet de train ou celui d’une nuit d’hôtel. Le change avantageux de l’euro, ramenant le prix d’une chambre dans un palace à celui d’une nuit en camping ou en auberge de jeunesse, et donc laissant le touriste crédule sortir ses liasses de roupies… Qui croire ? Ils sont tellement nombreux et nos guides de voyage, justement, nous en recommandent certains. Alors, on finit par atterrir dans de sombres guets-apens.

La meilleure méthode pour voyager en Inde, reste définitivement identique à celle que nous adopterions en France : aller à la gare acheter son billet de train (International Tourist Bureau, au 1er étage !), se promener dans les rues pour trouver un hôtel, quitte à en changer si la première nuit n’est pas apparue satisfaisante (n’hésitez pas à demander à voir les chambres avant, à ouvrir les robinets pour vérifier s’il y a de l’eau chaude, à vérifier avec vos appareils si le wifi fonctionne et à vous assurer que vous êtes bien d’accord sur le prix – x roupies la nuit pour une chambre pour deux/trois personnes – car, en fin de séjour tout à coup l’hôtelier peut vous dire que vous n’avez pas compris et que le tarif indiqué était par tête. Mon œil)

Il ne faut pas hésiter à refuser un tarif s’il ne correspond pas à celui annoncé. Quitte à menacer de partir sans payer. Etre ferme. Si on ne tente pas, on n’obtient rien. Et ça, les Indiens le savent bien. Ils plieront si vous restez fermes. Comme pour les taxis et rickshaws, où le moyen le plus sûr est le prepaid, la fermeté dans le business, dont vous êtes le héro ou plus souvent le perdant, est de mise.

Donc, pour conclure, voyagez à l’étranger comme vous le feriez en France : la gare pour les billets de train, le web ou votre guide pour réserver un chambre (toujours pour une nuit, ainsi vous pourrez en changer si le service n’est pas à la hauteur). Pour les visites et ce qu’il faut voir, Internet regorge d’idées et les guides de voyages, même s’ils sont beaucoup moins bons que ceux qu’utilisent nos amis Coréens, suffisent amplement.

Bon voyage mes friends!

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