Chronique viennoise N°2

Lucie Brasseur devant la cathédrale de Stephansdom

Ce matin, je prends un petit café au pied la majestueuse cathédrale de Stephansdom. Superbe édifice, baigné de soleil pour cette dernière journée qui aura bien voulu m’offrir toute sa clémence. Malgré le froid terrible, les rues sont toujours bondées et l’astre du jour, quand il éclaire la cité, offre un petit répit à mes oreilles, mains et autre bout de nez congelé.

NOTA HISTORICA :

La cathédrale Saint Etienne (Stephansdom) est le véritable symbole de Vienne. Sa construction fut entreprise à partir de 1304 à l’initiative de Rodolphe IV le Magnagnime sur l’emplacement d’une église romane emportée par les flammes. Le chœur fut achevé en 1340, la nef en 1440. La tour sud, construite de 1359 à 1433 domine le pavé de la Stephansplatz du haut de ses 134 mètres. La tour nord restera inachevée. La toiture remarquable, en tuile, fut refaite après l’incendie qui la détruisit partiellement en 1945.

Au mois d’avril de cette même année, un bombardement causa la chute du bourdon de la cathédrale (die Pummerin) qui se fendit. Coulée dans le

Vienne Autriche Novembre 2011

métal des canons abandonnés par les Turcs lors du siège de la ville au XVIe siècle, la cloche fut refondue et remise à sa place en 1951.

Mais comment peut-on vivre dans une ville où il fait si froid dès la mi-novembre? En sublimant. Oui, en sublimant. Hier je ne me suis pas assez attardée sur la place de la culture dans la vie des viennois. On est loin de toutes les capitales européennes qui, parfois malgré elles, offrent spectacles, expositions et concerts. La culture à Vienne c’est une « way of life », une façon d’être, de vivre. Outre les nombreux cafés qu’offre la ville, je vous en ai parlé hier, tout est culture, à chaque coin de rue une librairie, un cabinet d’architecture, de design, un théâtre, un cinéma, un antiquaire, une école de danse, un conservatoire de musique. La culture fait partie intégrante de la vie des Viennois, ils subliment donc, la douleur d’une vie régie par les saisons froides, en mode d’expression artistique. D’ailleurs vous n’êtes pas sans savoir que l’Autriche a produit de nombreux artistes : Klimt, Zweig, Mozart… A chaque époque son artiste autrichien. Hitler, lui-même, aurait tant aimé en compter…

De surcroît, j’ai oublié de vous préciser que les Viennois, hommes et femmes ne sont pas spécialement beaux. Depuis une semaine que je suis ici, je ne peux pas dire avoir vraiment vu un bel homme ou une belle femme. Soignés, certainement, beaux, pas vraiment. Il fallait bien compenser par l’art pour tendre vers une expression de la beauté, du sublime.

Dans un tout autre registre, du côté des transports. Le taxi est hors de prix, comme à Paris, comptez 40/50 euros depuis l’aéroport. Mais dès que vous arrivez en centre ville, oubliez la voiture et optez pour les transports en commun. Non seulement la ville est bien desservie, il est très facile de s’y retrouver mais, entre le métro, les bus et le tramway, il n’y a que l’embarras du choix. Vous pouvez également opter pour le vélo. Les Viennois en sont friands, les pistes cyclables sont nombreuses et protégées des routes réservées aux automobiles. Un tour en bicyclette ou en calèche à vous de voir comment vous préférez découvrir la capitale autrichienne !

Cathédrâle Stephansdom ou Cathédrale Saint Etienne - Novembre 2011
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