Le Mystère Henri Pick David Foenkinos

img_5297Avis :

Conte moderne, histoire d’amour, critique consciente de l’industrie littéraire, et encore enquête à suspens, le Mystère Harry Pick de David Foenkinos est une bonbon sucré que l’on dévore de la première à la dernière page.

Les personnages sont attachants, le rythme sautillant. On sourit, on frémit. Comme souvent chez l’auteur, on voudrait faire durer le plaisir mais pas question d’aller plus loin qu’au nécessaire. Chez David Foenkinos et dans ce roman en particulier, on va à l’essentiel, les mots sonnent juste et c’est beau.

Résumé :

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

L’auteur :

David Foenkinos est né en 1974. Il est l’auteur de quatorze romans parmi lesquels La délicatesse et Les souvenirs, tous deux adaptés au cinéma. Ses livres sont traduits en plus de quarante langues. Son roman Charlotte a obtenu le prix Renaudot et le prix Goncourt des Lycéens en 2014.

 

Forte croissance de l’auto-édition papier et numérique aux États-Unis

L’auto-édition enregistre une augmentation constante depuis 2010 aux États-Unis et intéresse de plus en plus librairies et bibliothèques.

L’auto-édition, une industrie florissante12ce5a856ba7fe69d71cb2dae7a595f4-1

Le dernier rapport Bowker ProQuest révèle l’augmentation constante de l’auto
-publication aux États-Unis avec des chiffres éloquents : une croissance de 21 % entre 2014 et 2015 pour l’auto-édition papier et numérique combinées.

Depuis 2010, l’auto-publication aux USA a augmenté de 375 %, passant de 152 978 ISBN attribués à 727 125. L’ISBN est un numéro international qui permet d’identifier un ouvrage dans une édition donnée.

Librairies et bibliothèques de plus en plus intéressés par l’auto-édition

Le rapport met également en lumière plusieurs tendances émergentes dans l’auto-édition dont le choix des auteurs de ne plus se consacrer exclusivement à l’une ou l’autre forme de publication, mais de choisir l’auto-édition ou les maisons d’édition traditionnelles selon le type de livre, le marché de la vente ou le lecteur cible.

Autre tendance, la volonté grandissante des libraires et des bibliothèques d’intégrer cette nouvelle source de contenu dans leurs offres.

La qualité du contenu est au rendez-vous

Comme le constate Beat Barblan, director of identifier services chez Bowker, « le domaine de l’auto-édition arrive à maturité, et la qualité du contenu et du format pour bon nombre de ces titres devient impossible à distinguer de ceux publiés par les maisons traditionnelles« .

Pour preuve, le nombre croissant d’auteurs indépendants qui se retrouvent en tête des listes de best-sellers aux États-Unis.

Article paru sur Graphiline

Amazon : l’Aventure des Indépendants

Au début était l’EGO. Comme tous les auteurs débutants, j’aurais rêvé voir sur la couverture de mon dernier né, le logo d’une grande maison s’afficher. Je me serais bien vue dédicacer chez Albin Michel ou Lattès. Mais, les courriers se sont succédés et aucune n’a souhaité de mon deuxième manuscrit.

Alors, j’ai pris du recul.

Dès le début de ma vie professionnelle, j’ai prôné l’indépendance. Quand on monte sa première entreprise en quittant la fac, à tout juste 22 ans, c’est qu’on porte la liberté chevillée au corps. C’est amusant de se dire qu’on a le vent en poupe, que c’est In d’être startuper, de quitter les multinationales pour tenter l’aventure en indépendant pour révolutionner le monde en créant sa boite… C’est amusant qu’en littérature les esprits soient encore si fermés. Un auteur doit forcément être édité pour un acteur en place pour être crédible… Attention pas de jugement de valeur : le mien l’était le premier !

Pas édité par une grande maison : pas sérieux ?

C’était sûrement vrai avant. Mais comme dit la publicité : ça c’était avant.

En quelques années, le géant Amazon s’est assumé en leader incontestable, à défaut d’incontesté. Les pionniers de l’édition Indé, comme on dit, vendent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de leurs ebooks sur la plateforme américaine et gagne beaucoup mieux leur vie que les auteurs des grandes maisons.

C’est simple, un auteur à compte d’éditeur touche entre 0,8 et 1,5 euros par livre. Un auteur Indé, entre 1,5 et 3 euros par livre. Et comme les livres ne sont pas chers, ils en vendent plus. Non seulement la rémunération est plus importante à l’unité, mais la force du réseau Amazon en multiplie les quantités.

D’un point de vue financier, mieux vaut donc vendre ses livres (numériques) sur Amazon qu’ailleurs.  Reste qu’il manque aux auteurs l’accompagnement sur le manuscrit, le travail sur la mise en valeur du texte, sur l’habillage graphique… Les maisons d’édition ne sont pas inutiles, – ne me faites pas dire ce que je ne dis pas ! – elles doivent juste arrêter de penser qu’elles sont les seuls garants de la qualité des livres. Parce que les seuls vrais censeurs devraient être les lecteurs. Le frein psychologique est long à bouger dans une industrie aussi féodale, mais il bouge, bien forcé par des opérations de calcul toutes simples.

Un auteur qui vend plus et gagne plus via Amazon est forcément un auteur qui devient incontournable. Que l’entre-soi aime, ou n’aime pas. Le constat est là.

Le phénomène n’est pas une mode, il s’installe durablement. La preuve, Amazon (Amazon Publishing) a même créé sa propre maison d’édition en complément, ils puisent dans leur vivier considérable, traduisent, accompagnent les auteurs à l’international,… Et leur offre une visibilité qu’aucune autre maison classique ne leur offrira. Il y a encore quelques freins à lever pour ramener le livre là où on ne l’attend plus, laisser la possibilité aux lecteurs d’acheter des livres à prix juste… Ces seuls projets révolutionnent l’industrie du livre : moins cher, plus d’exemplaires, à l’international…

Voilà pourquoi j’ai finalement choisi Amazon pour publier la version e-book de mon livre.

Tous mes livres en version ebook, se retrouvent ici

Ganga – 2ème roman

Laissez-moi vous raconter l’histoire de ce deuxième bébé. En 2012, j’en posais les premières briques sur mon cahier à Orléans, je venais de terminer Les Larmes Rouges du Citron Vert. Pendant les corrections du premier, j’ai entamé une balade sur la planète Asie pour me rafraîchir les idées. J’ai alors commencé par comprendre que, malgré les maladresses de mon « aîné », j’y avais déversé beaucoup, beaucoup de ce que je suis, de ce que j’ai vampirisé alentour, de mes vies d’alors et de mes vies passées. En somme j’étais vidée.
Les six mois durant lesquels j’ai erré entre l’Inde, le Népal, Bali, la Thaïlande ne m’ont évidemment pas laissée indemne. Personne ne rentre d’Asie, sans y avoir découvert de nouveaux horizons spirituels, professionnels, culturels… En Inde, la claque, la violence, la spiritualité. Au Népal, le titre du futur roman à naître. À Bali, les personnages et le début de l’intrigue.
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Puis, je suis restée plusieurs semaines enfermée dans une très belle maison du Finistère et j’ai enfin commencé à rédiger. Il m’a fallu près de deux ans au cours desquels j’ai encore foulé le sol des Etats-Unis, d’Algérie puis du Brésil (j’adore qu’il n’y ait aucun lien entre les destinations!) pour parvenir au point final. J’ai également passé de nombreux mois attablée dans un petit village médiéval du Gers où mon quotidien se partageait entre deux tréteaux, un tableau sur contreplaqué marine, un réchaud pour le café et des champs de tournesols pour respirer.
En juillet 2015, j’ai savamment préparé mes colis, imprimant et postant les manuscrits aux grandes maisons. Les réponses ont tardé ; elles se sont toutes révélées identiques « malgré tout l’intérêt que présente votre manuscrit….. au regret de… blablabla ». Dans le même temps, mon comité de lecture personnel composé d’un bloggueur littéraire, d’une libraire et d’un organisateur de festival de polar m’assurait qu’il avait tout du best seller. Par souci de confirmation, on m’opposait que le premier qui avait pourtant bien marché, était loin du niveau de celui-ci. En même temps, une éditrice d’une grande maison en non-fiction m’assurait encore qu’elle l’avait dévoré, qu’elle le transmettait à ses copines d’autres maisons… mais plus de nouvelle là non plus… Bref tout m’encourageait à attendre patiemment qu’il trouve sa place dans un catalogue.
En parallèle, l’aventure Bleu Blanc Zèbre avec Alexandre Jardin m’emmenait sur des chemins de traverse tourbillonnants, troublants, saperlippopants. Et au printemps 2016, je rencontrai encore un nouvel univers. L’édition Indépendante. Pour des tas de raisons, je m’y suis reconnue. Ils m’ont soutenue, aidée à en comprendre les rouages et donné les premières pistes à suivre. Voici le résultat : Ganga.
Il y a sans doute encore des maladresses dans ces pages, mais un auteur pourrait réécrire à l’infini son texte. Il fallait que je coupe le cordon. Je vous laisse lui attribuer les étiquettes polar, thriller, fantastique… que vous voudrez, je vous ai raconté une histoire, je vous l’offre tout entière.
Je vous parlerai bientôt du choix d’Amazon pour la publication en exclusivité de la version numérique et de YakaBooks, la maison d’édition qui éditera des livres pour tous. Mais chaque chose en son temps.
Disponible ici en exclusivité numérique ici
Il y a de la magie dans la vie…. Merci !

Sois Zen et tue-le… de Cicéron Angledroit, paru aux éditions Publibook en 2012.

Davantage galerie de portraits improbables que polar, ce deuxième opus de Claude Picq, alias Cicéron Angledroit, présente, au fil des pages, une palette de personnages tous plus surprenants, drôles, charmants, et dérangeants, les uns que les autres.

Sois zen et tue le par Cicéron Angledroit

Cicéron Angledroit, – ses parents avaient de l’humour -, détective privé fauché, se retrouve embauché Maria Costa, vieille dame doucement dérangée et veuve de longue date. Dix ans après l’enterrement de son défunt époux, elle décide de confier à Cicéron la délicate enquête sur les raisons et conditions du décès de son mari.

depuis plus de dix ans, pour enquêter sur la mort de son défunt son époux. Une disparition que, d’ailleurs, nul n’avait jugé utile de creuser. Et qui, tout à coup, semble démanger Maria Costa, commanditaire. Décès accidentel ou criminel ?

Argot de titi et gouaille parisienne, jeux de mots, critique au scalpel de notre société moderne, on tourne les pages sans s’en rendre compte. C’est drôle, léger, un roman de gare, un peu à la Simenon, qui se lit tout seul.

Banlieusard pur jus, l’auteur est né en décembre 1953 à Ivry-sur-Seine, ancienne ceinture verte de Paris, devenue banlieue rouge. Un deuxième roman Nés sous X permet de retrouver ses personnages dans une histoire complètement abracadabrantesque.

Sois Zen et tue-le… est initialement paru sous le titre De la part des enfants en 2011.

 

Les larmes rouges du citron vert

Après avoir publié deux biographies d’entreprise et d’entrepreneur, en 2012 j’ai entamé la rédaction de mon premier roman, un polar social intitulé Les Larmes Rouges du Citron Vert publié par les éditions Bookly. Déjà disponible en version numérique (Amazon, Itunes…) il est disponible en librairie depuis le 9 janvier 2014.

Ecrire a toujours été une nécessité. La découverte de la lecture et de l’écriture m’ont ouvert des portes vers des mondes merveilleux : rire, pleurer, sourire, vibrer.

Je me suis parfois fâchée contre la page blanche mais je l’ai toujours aimée. Depuis que j’ai entamé mes travaux d’écriture, j’observe le monde différemment, j’ai l’impression de vivre plus intensément. Les livres apprennent à vivre, la vie apprend à lire.
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Les Larmes Rouges du Citron Vert – résumé :

Amy a 29 ans, elle est assistante de prod’ chez Téléjachète.com, genre de téléshopping sur le web. La startup a récemment été rachetée par un groupe suédois, le groupe Scaab. Les nouveaux dirigeants invitent leurs collaborateurs à s’engager dans des actions de RSE, (Responsabilité Sociale et Environnementale). C’est ainsi qu’Amy atterrit un peu par hasard au Galaxie, le centre d’accueil de jour pour SDF du Xe arrondissement de Paris. Là, personne ne lui parle, personne ne semble la voir. Transparente. Pourtant, un matin, Mélanie, jeune SDF de 20 ans lui adresse enfin la parole. Et, tous ceux avec qui elle tissera enfin des liens, seront retrouvés morts, assassinés violemment. N’y tenant plus, Amy troque son costume d’assistante de prod pour celui d’apprentie enquêtrice. Les chemins qu’elle empruntera changeront sa vie. Bienvenus au pays du Citron Vert…

Roman à la croisée des genres, polar, roman social, mais aussi histoire d’amour… On y croise de drôles de personnages au rythme d’une vie urbaine et très contemporaine. Réseaux sociaux, Smartphones et startups du web y côtoient la part la plus sombre de l’humanité : les oubliés de la croissance, les accidentés de la vie et ceux qui n’ont pas eu la chance d’être nés sous une bonne étoile. Ils se frôlent sans se voir mais finissent par partager un destin devenu trop court.

Ils l’ont lu :

Chloé M. : « J’ai terminé ma lecture ce matin et je te confirme que j’ai vraiment dévoré le bouquin jusqu’à la fin. Point de déception ni pour moi, ni pour mon amoureux qui semble aussi avancer à pas de géants (ce qui est plutôt rare pour sa part)…

J’ai particulièrement aimé la façon dont tu as présenté chaque personnage car on s’y attache très rapidement et j’ai attendu avec impatience d’en comprendre le titre car je dois t’avouer qu’il m’intriguait particulièrement 😉 Encore toutes nos félicitations pour ce premier roman, tu le mérites amplement… A quand le prochain??? »

« L’économie expliquée aux humains » par Emmanuel Delannoy

« L’économie expliquée aux humains » par Emmanuel Delannoy, aux éditions WildProject avec préface d’Hubert Reeves.

L'économie expliquée aux humaines d'Emmanuel Delannoy

Ecrit avec beaucoup d’humour, cet ouvrage devrait tout simplement être proposé dans les écoles. C’est léger et intelligent, amusant et instructif.

Plutôt que d’imposer des ouvrages de littérature classique à des gamins qui les rejetteront en bloc, on devrait les amener à la lecture par des livres comme celui-ci. Par ce livre on ouvre quantités de portes vers différents domaines du savoir : biologie, sciences du vivant, sociologie – intéressante parabole sur le danger que représente le frelon asiatique pour nos abeilles pour, en réalité, mettre le doigt sur notre peur de l’étranger, de l’allochtone -, de l’économie macro et micro…

J’aime que l’auteur propose des solutions à mettre en place inspirées du vivant – dites de biomimétisme – mais – c’est mon défaut de journaliste – j’aurais aimé plus d’exemples de choses déjà en marche, et ce d’autant que – pour avoir l’interviewé il y a quelques semaines – je sais qu’il en a des tas! J’ai aimé découvrir les systèmes ingénieux des termites, j’ai aimé que l’auteur structure le récit en courts chapitres en les adossant chacun à une citation, j’ai aimé cet attachant coléoptère qui nous donne un cours d’économie depuis le bois son chêne centenaire.

Pour mieux comprendre certains phénomènes, on nous conseille souvent de prendre la hauteur, mais regarder la vie et la biodiversité dans son ensemble – y compris les relations que nous entretenons les uns avec les autres – depuis les yeux d’un coléoptère de quelques centimètres de longueur, se révèle parfois plus éclairant que de grimpant en haut d’une tour…

Un seul point aurait peut-être mérité d’être développé, mais ce pourrait être l’objet d’un prochain sujet… l’arrivée du web dans nos sociétés modernes correspond précisément à la prise en compte et à la structuration de la pensée dans le domaine de la protection de la biodiversité. Le terme biodiversité est apparu en 97, Google a été créé en 98… Y voir un lien de cause à effets, serait-il tiré par les cheveux ?

Bonne lecture !